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    April 28

    Les dirigeants du groupe se réunissent à Londres

     

    ECONOMIE -

    Les dirigeants du groupe se réunissent à Londres ce jeudi Mais au fait, c'est quoi exactement le G20?

    Les pays membres du G20 se réunissent à Londres pour tenter de trouver un terrain d'entente face à la crise. Entre relance des Etats-Unis et attente de résultats de l'Union Européenne, le débat s'annonce animé.

    C'est qui?

    Le Groupe des 20 (ou G20) est un forum, créé en 1999, après la succession des crises financières dans les années 1990. La première rencontre s’est tenue à Berlin les 15 et 16 décembre de l'nnée de sa création. Comme son nom l'indique, le G20 réunit les ministres des Finances et les directeurs des banques centrales des 19 pays suivants: l'Allemagne, le Canada, les Etats-Unis d'Amérique, la France, l'Italie, le Japon, le Royaume-Uni, la Russie (membres du G8) et les grandes économies émergentes, comme l'Afrique du Sud, l'Arabie saoudite, l'Argentine, l'Australie, le Brésil, la Chine, la Corée du Sud, l'Inde, l'Indonésie, le Mexique et la Turquie.
    En plus des représentants de ces 19 pays, le G20 compte également l'Union européenne représentée par le Président du conseil et celui de la Banque centrale européenne. Le compte est bon.
    Particularité pour ce sommet du 2 avril, il s'agit du premier G20 du nouveau président américain, Barack Obama.


    A quoi ça sert?
    Le G20 vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le principe d'un dialogue élargi tenant compte du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays.
    Les membres du G20 représentent les deux tiers du commerce et de la population mondiale et plus de 90% du produit mondial brut (somme des PIB de tous les pays du monde), comme le montre la carte ci-dessus.
    À la différence des organisations internationales comme le FMI ou la Banque mondiale, le G-20 n’a aucun personnel permanent. Les rencontres tournent entre les membres et se tiennent dans un pays différent chaque année.
    Au menu pour l'édition 2009 du sommet
    Le G20 des grands pays industrialisés et des économies émergentes va tenter, malgré de sérieuses difficultés, de dégager des pistes communes afin de stopper la propagation de la crise financière qui menace le monde d'une grave récession. La régulation des systèmes financiers et l'établissement d'une liste noire des paradis fiscaux sont à l'ordre du jour dans un contexte difficile. Le Fonds monétaire international (FMI), qui prévoyait alors une croissance mondiale de 2,2% en 2009, prédit désormais une récession avec une contraction de 1% du PIB mondial.

    April 27

    Le retour de la voiture électrique rechargeable ?


    Si la Chevrolet Volt est commercialisée selon les vœux des ingénieurs, elle pourrait offrir une autonomie de 1000 kilomètres en circuit urbain, ce qui représenterait un progrès énorme par rapport à la voiture électrique EV1 de GM.
    Par Ann Job
    Je me demande si les producteurs du documentaire “Qui a tué la voiture électrique?” lisent les nouvelles qui émanent de Détroit, ces jours-ci.
    Le géant américain General Motors, souvent pointé du doigt pour n’avoir pas fait preuve de persistance avec ses voitures électriques au cours des dernières années, nous a montré son dernier rejeton électrique au début de 2007: il se pourrait qu’il nous fasse réclamer un véhicule électrique à grands cris.
    L’aspect intrigant du prototype de la Chevrolet Volt, qui a été dévoilé au dernier salon de l’auto de Détroit, n’est pas le fait qu’il puisse être rechargé sur une prise de courant de 110 volts ordinaire et fonctionner en mode électrique grâce à la puissance de sa substantielle batterie à bord.
    C’est plutôt le fait que la Volt dispose d’un moteur à bord qui, contrairement à celui des voitures conventionnelles, n’est pas relié aux roues. Il fonctionne seulement comme génératrice d’électricité si la batterie se décharge.
    Le casse-tête de l’autonomie électrique
    Le manque d’autonomie a été le talon d’Achille des voitures purement électriques et a mené GM à abandonner son modèle EV1 en 2003, tel que le souligne le documentaire susmentionné de Chris Paine, datant de 2006, un film qui avait été remarqué par de nombreux écologistes.
    Mais, avec le nouveau prototype Volt, un conducteur pourrait profiter du meilleur des deux mondes.
    La voiture électrique EV1 de GM
    La célèbre et controversée voiture électrique EV1 de GM - Cliquez pour voir la galerie complète (photo: GM)
    Si une personne utilise sa voiture pour des trajets quotidiens inférieurs à 65 kilomètres, la batterie devrait avoir assez de réserve pour ne pas faire appel à la génératrice. Le conducteur d’une Volt pourrait donc se passer d’essence pendant une bonne période de temps, selon Scott Fosgard, porte-parole de GM.
    Cependant, avec ce moteur supplémentaire dans la Volt, on n’a pas à se soucier de rester bloqué quelque part lors d’un long voyage par manque de “jus”.
    Mieux encore, la génératrice embarquée pourrait aussi bien être un petit moteur turbo à essence ou à l’éthanol, ou encore un moteur diesel fonctionnant au biodiesel, ou même une pile à hydrogène.
    Nouveau concept hybride
    D’une certaine manière, la Volt est un prototype – emphase sur le terme prototype à cette étape-ci – qui adopte une approche différente des véhicules à motorisation hybride essence/électricité tels que les Saturn Vue Green Line de GM, Civic et Accord Hybride de Honda, Prius et Camry Hybride de Toyota (entre autres) ainsi que l’Escape Hybride de Ford.
    Le prototype Chevrolet Volt au dernier Salon de Détroit
    La Chevrolet Volt a été dévoilée au dernier Salon de Détroit - Cliquez pour voir la galerie complète (photo: Marc Lachapelle)
    Dans les hybrides actuels, le moteur à essence est la principale source d’énergie motrice. L’énergie électrique n’est là qu’à titre de complément, intervenant ici et là.
    Par contraste, la Volt utilise essentiellement l’énergie électrique de sa batterie et, au besoin, celle produite par sa génératrice embarquée.
    Je tiens à insister sur le fait qu’il n’y a aucun lien mécanique entre le moteur embarqué et les roues. La puissance utilisée pour la locomotion passe exclusivement par la batterie.
    Les responsables de GM ont baptisé ce système E-flex. Bien qu’ils soient les premiers à faire remarquer que les batteries requises pour répondre aux exigences de la Volt doivent d’abord être développées, ils cachent mal leur excitation devant le potentiel du système e-Flex pour réduire la consommation de pétrole et les émanations polluantes dans l’environnement.
    Notons que Toyota vend au Japon des Prius qui peuvent être branchées pour recharger leurs batteries. Mais les responsables de Toyota préviennent que toute modification à une Prius nord-américaine pour pouvoir la brancher invaliderait la garantie de la voiture.
    Le prototype Chevrolet Volt
    Joli portrait du prototype Chevrolet Volt - Cliquez pour voir la galerie complète (photo: GM)
    La raison? Les conducteurs nord-américains ont tendance à conduire quotidiennement sur de plus grandes distances que la population urbaine japonaise et la batterie d’accumulateurs de la Prius n’est pas conçue pour être déchargée complètement sur ces plus longs trajets.
    En fait, l’un des éléments fascinants des véhicules utilisant le ‘système hybride synergétique’ (Hybrid Synergy Drive) essence/électricité de Toyota est l’effort considérable déployé pour s’assurer que la batterie fonctionne toujours à un niveau de recharge optimal.
    Les ingénieurs de Toyota ont découvert que la vie utile de la batterie d’accumulateurs est grandement améliorée si elle n’est pas utilisée jusqu’à la décharge complète. Ainsi, pendant que la voiture roule, le module de gestion électronique de la motorisation hybride s’assure que la batterie ait toujours un niveau de charge optimal.
    La nouvelle solution de GM?
    Le châssis de la Chevrolet Volt
    La châssis de la Volt combine un moteur/générareur avant et des batteries en abondance dans 'l'épine dorsale' centrale - Cliquez pour voir la galerie complète (photo: GM)
    Un élément excitant du système E-Flex est sa flexibilité face à divers combustibles. En effet, comme le note Nick Zielinski, l’ingénieur en chef de GM, ce système peut générer de l’électricité à partir de carburants très divers.
    Le système E-Flex est étonnamment pratique si l’on considère que la moitié des ménages nord-américains doivent conduire moins de 50 kilomètres par jour pour se rendre au travail et que 78 % parcourent 65 kilomètres ou moins chaque jour, selon Tony Posawatz, directeur de série chez GM.
    Selon lui, le prototype Volt pourrait parcourir “40 milles (65 km) comme véhicule purement électrique selon des simulations basées sur le cycle urbain reconnu par les autorités fédérales”.
    Différent de l’EV1
    La Volt, avec son système E-Flex, est également très différente de l’EV1, qui est devenue une voiture culte auprès de certains riches Californiens du Sud, dont l’actrice Phyllis Diller.
    Si elle passe à la production de série – et ce n’est encore qu’un “si” – la Volt pourrait se recharger en 6,5 heures sur une prise de courant ordinaire à 110 volts, selon GM. Une pleine charge avec la EV1 prenait huit heures et exigeait un circuit spécial de 220 volts.
    Bob Lutz au Salon de Détroit
    Bob Lutz, le 'gourou' du développement chez GM, est emballé par la technologie E-Flex et la Volt - Cliquez pour voir la galerie complète (photo: Marc Lachapelle)
    Il y aurait également un mode de recharge rapide sur la Volt pour une dose rapide d’énergie électrique au besoin. La EV1 n’offrait pas de mode de charge rapide.
    Le réservoir de la Volt – pour de l’essence, du diesel ou d’autres carburants – aurait une capacité d’environ 45 litres, selon GM. Par comparaison, la EV1 n’avait aucune autre source d’énergie embarquée en dehors de sa batterie d’accumulateurs; elle n’avait donc pas de réservoir de carburant.
    La Volt est une berline commode, avec assez d’espace pour quatre ou cinq passagers. La EV1 était un coupé un peu étriqué à deux places. La vitesse de pointe de la Volt devrait être égale ou supérieure à 195 km/h; celle de la EV1 était d’environ 115 km/h.
    Par dessus tout, si la Volt est finalement produite telle que conçue par les ingénieurs de GM, elle pourrait rouler plus de 1000 kilomètres en ville avant d’avoir besoin d’un plein et d’une charge. Selon GM, l’autonomie maximale de la EV1 était de l’ordre de 100 à 140 kilomètres.
    Développement requis pour les batteries
    Quand verrons-nous une Volt chez les concessionnaires? Pour l’instant, aucune production de cette voiture n’est prévue et son prix n’est pas connu. Les batteries constituent encore une pierre d’achoppement.
    La Chevrolet Volt
    Une autre vue de la Chevrolet Volt à quatre portières - Cliquez pour voir la galerie complète (photo: GM)
    Selon les ingénieurs de GM, le développement des batteries au lithium-ion convenant aux besoins de la Volt devrait aboutir aux alentours de 2010 ou 2012.
    Mais peut-être plus tôt.
    Les directions de GM, Ford et Chrysler ont déjà envoyé une lettre à l’administration Bush pour lui demander de tripler le budget de subventions à la recherche sur les batteries.
    Il y a également la question de l’éducation des consommateurs. Selon CNW Marketing Research Inc., un groupe de recherche en marketing de Bandon, en Oregon, si l’on se fie au groupe de clientèle cible, une pub traditionnelle de 30 ou 60 secondes ne suffirait sans doute pas pour expliquer le principe technologique de la voiture.
    Pourtant, lorsque ce principe technologique est compris, il devient “la caractéristique la plus appréciée” de la Volt, d’après CNW.
    La seconde caractéristique la plus appréciée par les hommes était les lignes musclées de la Volt alors que les femmes préféraient son côté “vert” et les lignes de son museau.
    Ford présente aussi une voiture rechargeable
    Incidemment, Ford a présenté aux législateurs son propre prototype de véhicule électrique rechargeable, quelques semaines après le dévoilement de la Chevrolet Volt.
    Prototype Ford Edge électrique rechargeable à technologie HySeries Drive
    Prototype Ford Edge électrique rechargeable à technologie HySeries Drive - Cliquez pour voir la galerie complète (photo: Ford)
    Cette Ford du futur est un multisegment Edge avec une pile à hydrogène alimentant le moteur électrique du véhicule lorsqu’une prise n’est pas disponible pour recharger la batterie d’accumulateurs.
    Mais, alors que la Volt pourrait avoir une autonomie de quelque 1000 kilomètres grâce à l’électricité contenue dans sa batterie d’accumulateurs et en générant de l’électricité avec son moteur embarqué, le Ford Edge aurait une autonomie de 360 kilomètres seulement. Cette limite d’autonomie est due aux contraintes d’emmagasinage de l’hydrogène embarqué.
    Qui sait? D’ici quelques années, nous pourrions fort bien tous regarder avec beaucoup d'intérêt un nouveau long métrage documentaire à succès qui serait évidemment intitulé: “Le retour de la voiture électrique”.
    April 21

    Un pas vers la première centrale solaire en orbite


    Une tour solaire imaginée par la Nasa
    Une tour solaire imaginée par la Nasa/Nasa

    SCIENCE - L'énergie serait transmise depuis l'espace vers la Terre via des micro-ondes...

     

    Imaginez. En orbite, un satellite équipé de panneaux photovoltaïques d’une surface combinée de plusieurs kilomètres carrés. Via une antenne, il transmet cette énergie sous forme d’un faisceau de micro-ondes. Au sol, en Californie, une centrale réceptrice convertit le tout en électricité. Assez pour assurer, à plein régime, les besoins de 250.000 maisons. Science-fiction tout droit sortie de l’imaginaire d’Arthur C. Clark (l’auteur de «2001, l’odyssée de l’espace»)? Pas si sûr.

     

    Cette semaine, PG&E (un équivalent californien de GDF-Suez) a annoncé s’être engagé à acheter 200 mégawatts d’électricité, en 2016, à la startup SolarEn. Cette dernière affirme être technologiquement capable de mettre en orbite d’ici-là une «centrale solaire» et de fournir de l’électricité avec une perte faible, à un coût aussi compétitif que les autres sources d’énergies alternatives. Elle a commencé à lever des fonds auprès d’investisseurs privés. Plusieurs milliards de dollars seront nécessaires.

     
    Un vieux concept
     

     

     

    A la fin des années 60, Peter Glaser a commence à réfléchir au concept. Les panneaux solaires, on sait faire. Transmettre de l’électricité sans fil, via micro-ondes, aussi. La Nasa a expérimenté dans les années 70, les Russes et les Japonais également. L’an dernier, John Mankins, un ancien de la Nasa, a transmis de l’électricité par cette technique, entre deux îles d’Hawaï espacées de 147 km.

     

    En 2007, un rapport du Pentagone concluait qu’une solution de «Space solar power» (SSP, énergie solaire depuis l’espace) avait «un potentiel incroyable».

     

    Enormément de questions

     

    A ce stade, une image mentale s’est sûrement formée dans votre esprit: celle de l’Etoile noire de Star Wars, désintégrant une planète avec un rayon laser surpuissant. Geoffrey Landis, un scientifique de la Nasa  familier de la question sourit. «Ces micro-ondes sont d’une faible puissance, bien inférieure à un rayon de soleil. Elles seraient dirigées vers un point spécifique. Quand bien même un homme se trouverait à cet endroit pendant un bref instant, il ne serait pas en danger», estime-t-il pour 20minutes.fr

     

    Au-delà des questions de sécurité et de réglementation, la faisabilité économique laisse songeur. «Technologiquement, c’est tout à faire possible. Economiquement, c’est une autre question», reconnait le scientifique. Pour lui, «à court terme, des panneaux solaires dans le désert sur Terre restent sans doute plus réaliste. Mais à plus long terme, et en attendant une hypothétique maitrise de la fusion nucléaire (à ne pas confondre avec la fission, actuellement utilisée, ndr), l’espace pourrait être une vraie alternative».

     

    En effet, à une orbite géostationnaire, pas de cycle jour/nuit, et, du fait d’une atmosphère quasi inexistante, les panneaux solaires seraient entre huit et dix fois plus efficaces que sur Terre. Problème: cette orbite, à laquelle les satellites restent à la verticale d’un point terrestre (ici, la centrale réceptrice), est déjà bien encombrée. Pas sûr non plus que les sociétés exploitant des satellites à des orbites plus basses voient d’un très bon œil ce bombardement de micro-ondes. Sans parler de la fragilité des panneaux solaires faces à la menace de débris spatiaux. Beaucoup de questions, donc, mais un vrai potentiel.

     

    April 06

    Relativité générale

    Relativité générale

    En 1915, Einstein introduisit la théorie de la relativité générale dans laquelle il considère des corps accélérés les uns par rapport aux autres. Son but initial était d'expliquer les divergences apparentes entre les lois relativistes et la loi de la gravitation. Il adopta alors une nouvelle approche du concept de gravité, fondée sur le principe de l'équivalence.
    D'après ce principe, les forces de gravitation sont en tout point équivalentes aux forces d'accélération. Ainsi, dans une expérience, il est théoriquement impossible de différencier les deux types de forces. D'après la théorie de la relativité restreinte, une personne située dans une voiture qui roule sur une route lisse ne peut pas savoir si elle est au repos ou animée d'un mouvement uniforme. Selon la théorie de la relativité générale, lorsque la voiture est accélérée, ralentie, ou engagée dans un virage, l'occupant ne peut savoir si les forces produites sont dues à la gravitation ou à l'accélération. 
     
     




    L'accélération est la variation de la vitesse au cours du temps. Considérons un astronaute debout dans une fusée avant son décollage. En raison de la gravité, l'astronaute est maintenu debout par une force équivalente à son poids p. Considérons la même fusée dans l'espace interplanétaire, loin de tout corps et ne subissant aucune gravité. Lorsque la fusée accélère, l'astronaute subit à nouveau la poussée qui le maintient debout. Si l'accélération est de 9,8m/s² (accélération de la pesanteur à la surface de la Terre), la poussée qui s'exerce sur l'astronaute est égale à p, poids de l'astronaute. S'il ne regarde pas à travers le hublot, l'astronaute ne sait pas si la fusée est au repos sur la Terre ou en accélération constante dans l'espace interplanétaire. La force due à l'accélération ne peut donc pas être distinguée de la force de gravitation. Selon la théorie d'Einstein, la loi newtonienne de la gravitation est une hypothèse non nécessaire. Einstein assimile toutes les forces, aussi bien la gravité que les forces associées à l'accélération, à des effets de l'accélération. Lorsque la fusée est au repos sur Terre, elle est attirée vers le centre de celle-ci. Einstein déclare que ce phénomène d'attraction est dû à une accélération de la fusée. Certes, dans l'espace tridimensionnel, la fusée est stationnaire, elle n'est donc pas accélérée. Mais dans un espace-temps à quatre dimensions, la fusée est en mouvement suivant sa ligne universelle. La courbure du continuum à proximité de la Terre implique une courbure de la ligne universelle de la fusée, ce qui explique son mouvement relativiste.
    L'hypothèse de Newton, selon laquelle deux corps sont soumis à une attraction mutuelle proportionnelle à leur masse, est donc remplacée par l'hypothèse relativiste, selon laquelle le continuum est courbe à proximité des corps massifs. La loi de la gravitation d'Einstein affirme alors simplement que la ligne universelle de chaque corps est une géodésique dans le continuum. Une géodésique est le "chemin" le plus court entre deux points. Dans un espace courbe, les géodésiques ne sont pas nécessairement des droites. Ainsi, les géodésiques à la surface de la Terre sont de grands cercles.

     
     
    Confirmation et modification de la théorie
     
    La théorie de la relativité générale fut confirmée de plusieurs façons. Nous fournirons ici quelques exemples.
    La théorie prédit notamment que la trajectoire d'un rayon lumineux est courbe au voisinage immédiat d'un corps massif comme le Soleil. Pour vérifier cette prédiction, les scientifiques choisirent d'abord d'observer des étoiles apparaissant à proximité du Soleil. Leurs positions apparentes furent relevées, puis comparées à leurs positions quelques mois plus tard, une fois qu'elles s'étaient éloignées du Soleil. Les prédictions d'Einstein furent alors validées. Ces dernières années, des tests comparables ont été faits sur les déflections des ondes radio provenant de quasars éloignés. Ces tests ont confirmé la théorie de la relativité générale.
    Un autre exemple confirme la théorie de la relativité générale. Depuis plusieurs années, on sait que le point le plus proche du Soleil, par lequel passe Mercure, se déplace autour du Soleil avec une période de 3millions d'années. Contrairement à la théorie classique, la théorie de la relativité prédit ce mouvement. Effectuées récemment par radar, des mesures de l'orbite de Mercure ont confirmé les prédictions relativistes avec une incertitude de seulement 0,5p.100.
     
    Observations récentes

    Après 1915, la théorie de la relativité fut développée et prit de l'importance grâce à Einstein, mais aussi aux astronomes britanniques James Jeans, Arthur Eddington et Edward Arthur Milne, à l'astronome hollandais Willem de Sitter, et au mathématicien germano-américain Hermann Weyl. Beaucoup de leurs travaux s'efforcent d'élargir la théorie de la relativité pour y inclure des phénomènes électromagnétiques. Plus récemment, plusieurs chercheurs ont tenté d'unifier la théorie gravitationnelle relativiste avec l'électromagnétisme et les interactions nucléaires fortes et faibles. Bien que quelques progrès aient été réalisés, aucune théorie n'est aujourd'hui acceptée de façon générale. Voir aussi Particules élémentaires.

    Les physiciens ont aussi consacré beaucoup d'efforts au développement des conséquences cosmologiques de la théorie de la relativité. Dans le cadre des axiomes d'Einstein, plusieurs voies de développement sont possibles. L'espace, par exemple, est courbe, et son degré exact de courbure à proximité des corps lourds est connu; mais sa courbure dans l'espace vide, causée par la matière et le rayonnement de l'Univers tout entier, demeure incertaine. Par ailleurs, les scientifiques ne savent pas encore si cette courbe est fermée (c'est-à-dire analogue à une sphère), ou ouverte (analogue à un cylindre ou à un bol aux parois infinies). La théorie de la relativité implique également la possibilité d'expansion de l'Univers. Cette théorie de l'expansion rend crédible l'hypothèse selon laquelle l'histoire passée de l'Univers est finie. Elle ouvre également de nombreux champs d'investigation encore peu explorés.
    À la suite des prédictions d'Einstein, un autre sujet important de la recherche en physique est l'étude des ondes gravitationnelles, qui sont par exemple issues de l'oscillation ou de l'effondrement d'étoiles massives, et qui perturbent le continuum espace-temps.
    Une grande part des dernières recherches sur la relativité est consacrée à la création d'une mécanique quantique relativiste qui soit pratique à manipuler. Une théorie relativiste de l'électron fut développée en 1928 par le mathématicien et physicien Paul Dirac. Par la suite, une théorie satisfaisante, appelée électrodynamique quantique, unifia les concepts de la relativité et de la physique quantique; cette théorie est particulière à l'étude de l'interaction entre les électrons, les positrons et le rayonnement électromagnétique. Plus récemment, les travaux du physicien britannique Stephen Hawking constituaient une tentative d'intégration totale de la mécanique quantique et de la théorie relativiste.
    Comme il est possible de constater, la théorie de la relativité générale énoncée en 1915, a supplanté la théorie newtonienne de la gravitation; elle a passé avec succès tous les tests expérimentaux ou observationnels disponibles et a séduit par sa beauté mathématique. Le seul point noir est qu'elle semble inconciliable avec la physique quantique.
     
     
     

    Les quatres interactions fondamentales

     
     Dans la nature, les objets sont soumis à toutes sortes de forces qui s’exercent à distance. Ainsi, par exemple, deux masses s’attirent, deux charges électriques s’attirent ou se repoussent suivant leur signe. Les objets ont une action l’un sur l’autre. Ils interagissent. Suivant la nature des objets, les forces d’interaction (ou plus simplement interactions) sont de quatre types fondamentaux : l’interaction forte, l’interaction électromagnétique, l’interaction faible et la gravitation.
     
    L'INTERACTION FORTE

    L’interaction forte, ou force nucléaire forte, assure la cohésion du noyau en faisant fortement s’attirer les nucléons. Elle ne s’exerce qu’à des distances très courtes, quelques diamètres de noyaux. À distance égale, elle est 100 à 1 000 fois plus intense que l’interaction électromagnétique.
     
    L'INTERACTION ÉLECTROMAGNÉTIQUE
    L’interaction électromagnétique se manifeste sous deux formes, la force électrique et la force magnétique. La première régit les phénomènes électriques comme la foudre, les cheveux qui se dressent sur la tête quand il y a de l’électricité dans l’air, et la deuxième, les phénomènes magnétiques comme la boussole, les électroaimants, etc. La force magnétique est un effet provenant du mouvement des charges électriques, ainsi une boussole est perturbée par les éclairs d’un orage. Cette interaction fait se repousser deux charges électriques de même signe (deux protons, par exemple), et s’attirer deux charges de signes opposés (un électron et un noyau). Elle porte à l’infini, mais elle est quatre fois plus faible à distance double (loi de “l’inverse carré de la distance”). Elle sous-tend les propriétés chimiques des atomes.
     
    L'INTERACTION FAIBLE
     
    L’interaction faible, ou force nucléaire faible, est responsable de certains phénomènes de la radioactivité (par exemple, la radioactivité bêta). Sa portée est extrêmement faible, de l’ordre de quelques centièmes de la taille d’un nucléon, mais elle régit les réactions thermonucléaires qui permettent au Soleil et aux étoiles de produire de l’énergie. Elle est environ 100 000 fois plus faible que l’interaction forte.
     
    LA GRAVITATION

    La gravitation, responsable de l’attraction des masses, explique la pesanteur et le mouvement des corps célestes. Elle varie avec la distance suivant la même loi que la force électromagnétique. C’est de très loin la force la plus faible des quatre : 10-40 fois plus faible que la force électromagnétique ! Pourtant c’est celle que nous ressentons le plus : quand on tombe de haut, on se fait mal ! Car la masse qui nous attire est gigantesque, c’est celle de la Terre. Mais, si parfois on se casse une jambe, on ne se casse jamais un atome, encore moins un noyau…
    April 01

    Une prouesse scientifique pour ne plus jamais manquer de sang

    Une infirmière effectue un prélèvement sanguin sur une personne, le 4 mars 2008, à Port-Saint-Louis-du-Rhône
    Une infirmière effectue un prélèvement sanguin sur une personne, le 4 mars 2008, à Port-Saint-Louis-du-Rhône/Boris Horvat AFP/Archives

    SCIENCES - C'est à Marseille qu'une équipe de chercheurs a réussi à modifier génétiquement un groupe sanguin...

    C'est un bond en avant pour la médecine. Une équipe de chercheurs est parvenue à une modification génétique, in vitro, de cellules sanguines, révèle «France info». Une réussite qui pourrait révolutionner les transfusions sanguines et la fabrication d’échantillons de sang rare.

    C’est à Marseille que cette première a été réalisée par les chercheurs de l’Etablissement Français du Sang. Ils ont mis «en culture des cellules-souches, prélevées sur du sang de cordon ombilical, et ont réussi à les modifier génétiquement pour qu’elles donnent un groupe sanguin en particulier» explique la radio.

    Du sang à la demande


    Alors que le besoin de sang se fait de plus en plus important, cette avancée pourra permettre dans un futur très proche de créer des échantillons de référence pour les analyses de sang. Une solution pour renforcer la sécurité des transfusions sanguines. A plus long terme, ce succès devrait permettre de produire, à la demande, des globules rouges humains du groupe sanguin nécessaire.
    MD

    March 29

    Une pile qui se charge en quelques secondes


    Technologie Une nouvelle technique de manufacture pourrait rendre les piles plus compactes, plus légères et rechargeables en quelques secondes. Ces piles pourraient également se décharger aussi rapidement, rendant ainsi disponible un grand flux d’énergie.


    DESCRIPTION DE VOTRE IMAGE
    Le Lithium fer phosphate pourrait remplacer nos piles lithium-ion

    Cette nouvelle méthode ne nécessiterait que de légères modifications aux chaines de montage actuelles. Cette nouvelle percée technologique vient tout juste d’être publiée dans la prestigieuse revue Nature.

    Jusqu’à ce jour, les piles au lithium ion sont celles qui offrent la plus forte énergie spécifique (énergie/masse) et la plus grande densité d’énergie (énergie/volume) sur le marché commercial. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elles équipent la plupart de nos équipements électroniques tels que téléphones cellulaires, lecteurs MP3 et ordinateurs portatifs. Cependant, ce type de pile nécessite un temps de charge très long.

    Les chercheurs ont toujours supposé que ce type de pile présentait une limite de vitesse quant à la quantité d’électrons pouvant circuler à l’intérieur de la batterie et ainsi générer de l’énergie électrique. Il semble qu’ils se soient trompés.

    Aidé de ses collègues, Gerbrand Ceder du Massachusetts Institute of Technology (MIT) a réalisé des simulations informatiques qui modélisaient le mouvement d’ions et d’électrons dans une variante des piles au lithium; le lithium fer phosphate. Il semble que leur vitesse ait largement dépassé les attentes. La clef du succès réside dans un traitement spécial de la surface du métal, laissant ainsi passer plus facilement les ions et électrons.

    Un prototype de ce nouveau type de pile s’est montré très prometteur. Il s’est complètement chargé en moins de 20 secondes en comparaison à 6 minutes pour une pile sans traitement.

    La plupart des piles commerciales sont faites de lithium et de cobalt et souffrent de plusieurs problèmes tels que la surchauffe, la perte d’efficacité après plusieurs charges et le temps de charge élevé. Les piles au lithium fer phosphate ne seraient pas sujettes à la surchauffe, ne perdrait pas leur capacité de charge avec le temps et pourraient être chargées beaucoup plus rapidement.

    Ces nouvelles piles pourraient apparaître sur le marché d’ici 2 à 3 ans.

    Webcams en direct d'Iss

    Des webcams en direct d'ISS

    Astronomie et Astrophysique Il sera dorénavant possible d’observer la Terre vue du ciel à partir de la Station Spatiale Internationale grâce à des webcams qui diffuseront des images en direct, et ce, 7 jours sur 7.


    DESCRIPTION DE VOTRE IMAGE
    Terre vue du ciel - Crédit: NASA

    Ce n’est pas tout à fait l’idée originale d’Al Gore qui se concrétise, mais cette annonce lui plaira très certainement. En effet, Al Gore avait évoqué l’idée d’envoyer un satellite en orbite autour de la Terre afin de rediffuser des images en direct de la Terre, des phénomènes atmosphériques qui s’y produisent ainsi que des images de catastrophes naturelles tels que l’explosion de volcans, des feux de forêts ou des cyclones.

    L’intention était de conscientiser les gens de la fragilité de notre belle planète. Socrate disait; « L'homme doit s'élever au-dessus de la Terre - aux limites de l'atmosphère et au-delà - ainsi seulement pourra-t-il comprendre tout à fait le monde dans lequel il vit. »

    Les webcams diffuseront donc des images en direct de la Terre vue de l’extérieur de la station et il sera parfois possible d’observer en direct les astronautes à bord. La Terre sera généralement visible lorsque les astronautes seront en repos; c’est-à-dire entre 6 pm et 6 am à l’heure de Greenwich. Lorsque l’équipage sera éveillé et au travail, des images ainsi que les communications entre le sol et la station seront disponibles.

    Parce que la station complète une orbite toutes les 90 minutes, il sera facile d’observer des levers et couchers de Soleil. Alors que lorsque la station sera plongée dans la noirceur de la nuit, les caméras permettent de déceler les lueurs qu’émettent les villes sur Terre. Lorsqu’il ne sera pas possible de diffuser des images, une carte indiquant la position de la station par rapport au sol sera visible.

    Lien vers la vidéo en streaming.
    March 27

    Des nanoparticules dans le vent solaire


    Une équipe internationale, conduite par des chercheurs de l'Observatoire de Paris (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d’Île-de-France. Cette ville...), a découvert une nouvelle population de poussières dans le milieu interplanétaire (Le milieu interplanétaire est la matière (La matière est la substance qui compose tout corps ayant une réalité tangible. Ses trois états les plus communs sont...) diffuse qui constitue l'espace du système solaire (Le système solaire est le nom donné au système planétaire composé du Soleil et des objets célestes gravitant autour de...) et à travers laquelle se...): des nanoparticules, accélérées à plusieurs centaines de kilomètres (Le mètre (symbole m, du grec metron, mesure) est l'unité de base de longueur du Système international. Il est défini...) par seconde ( Seconde est le féminin de l'adjectif second, qui vient immédiatement après le premier ou qui s'ajoute à...) par le champ magnétique (En physique, le champ magnétique est une grandeur caractérisée par la donnée d'une intensité et d'une direction,...) transporté par le vent solaire (Le vent solaire est un flux (Le mot flux (du latin fluxus, écoulement) désigne en général un ensemble d'éléments (informations / données, énergie,...) de plasma ( En physique, le plasma décrit un état de la matière constitué de particules chargées (d'ions et...) constitué essentiellement d'ions et d'électrons qui sont éjectés de la haute...). Il s'agit d'une retombée inattendue de l'expérience "ondes (Une onde est la propagation d'une perturbation produisant sur son passage une variation réversible de propriétés...)" S/WAVES à bord des sondes STEREO en orbite (En mécanique céleste, une orbite est la trajectoire que décrit dans l'espace un corps autour d'un autre corps sous...) autour du Soleil, utilisant un récepteur radio (Un récepteur radio (poste de radio, transistor, tuner, ...) est un appareil électronique destiné à recevoir les ondes...) fabriqué au Laboratoire d'Etudes Spatiales et d'Instrumentation (Le mot instrumentation est employé dans plusieurs domaines :) en Astrophysique (L’astrophysique est une branche interdisciplinaire de l'astronomie qui concerne principalement la physique et...) (Observatoire de Paris, CNRS-INSU, Universités Paris 6 et Paris 7).


    Figure 1: Schéma du nuage de plasma en expansion produit par une nano poussière
    impactant à plusieurs centaines de kilomètres par seconde la sonde STEREO A.

    Les nanoparticules, de taille comprise entre 1 et 100 nanomètres (1), sont à la frontière (Une frontière ou les lignes (qc et ang.) sont des mots qui désignent la ligne imaginaire qui sépare deux États...) entre les structures atomiques et les objets macroscopiques. Leur petite taille leur confère un rôle privilégié, notamment pour les phénomènes de surface (Il existe de nombreuses acceptions au mot surface, parfois objet géométrique, parfois frontière physique, souvent...) puisque le rapport de la surface sur le volume (En physique, le volume d'un objet mesure « l'extension dans l'espace » qu'il possède dans les trois...) augmente quand la taille diminue, et leurs propriétés peuvent différer de celles des matériaux (Un matériau est une matière d'origine naturelle ou artificielle que l'homme façonne pour en faire des objets.) macroscopiques. Elles sont difficiles à détecter dans l'espace car elles sont hors du domaine de calibration des détecteurs de poussières conventionels. Si elles viennent d'être détectées pour la première fois dans le milieu interplétaire à 1 UA (2) du Soleil, c'est à cause de leur très grande vitesse (La vitesse est une grandeur physique qui permet d'évaluer l'évolution d'une quantité en fonction du temps.): de l'ordre de 300 kilomètres par seconde, soit environ la vitesse du vent solaire et 10 fois plus que la vitesse typique des micropoussières à cette distance du Soleil.

    Quelle est l'origine de cette vitesse ? Les poussières se chargent électriquement dans le plasma interplanétaire car sous l'effet du rayonnement solaire elles éjectent beaucoup plus d'électrons qu'elles ne collectent de charges du plasma ambiant. Elles sont alors soumises à la force électromagnétique (La force électromagnétique est, avec la force de gravitation, l'interaction faible, et l'interaction forte, l'une des...) due au champ magnétique transporté par le vent solaire. Pour les nanoparticules, cette force de Lorentz est très supérieure à l'attraction gravitationnelle du Soleil et aux autres forces. Le rapport charge-sur-masse des nanoparticules (3), qui détermine l'importance des forces électromagnétiques par rapport aux forces gravitationnelles, n'est pas aussi grand que celui des ions atomiques, mais il est suffisant pour que les nanoparticules aient une fréquence (Cet article ou cette section doit être recyclé. Sa qualité devrait être largement améliorée en le réorganisant et en le...) de Larmor très supérieure à leur fréquence orbitale autour du Soleil. Elles tendent donc à tourner autour des lignes de force du champ magnétique transporté par le vent solaire, ce qui les accélère à des vitesses de plusieurs centaines de kilomètres par seconde.

    Lorsqu'une poussière percute une sonde spatiale à cette vitesse, elle crée un microcratère dont la matière se vaporise et s'ionise, produisant un nuage de plasma en expansion (Figure 1).


    Figure 2: Spectre de puissance mesuré sur plusieurs bandes de fréquence du récepteur S/WAVES,
    dû aux impacts de nano poussières (en rouge). Le spectre est d'amplitude très supérieure au spectre
    quasi-thermique du plasma du vent solaire (en bleu, d'après Meyer-Vernet and Perche 1989)
    et a une forme différente
    L'encadré montre la variation de potentiel produite par un impact individuel.

    Ces nuages de plasma induisent des impulsions de champ électrique qui sont détectées par le récepteur radio S/WAVES placé aux bornes des antennes électriques (Figure 2). Comme la quantité (La quantité est un terme générique de la métrologie (compte, montant) ; un scalaire, vecteur, nombre...) de plasma créé augmente très vite avec la vitesse d'impact, la puissance détectée est aussi importante que pour des poussières beaucoup plus grosses mais plus lentes. De plus, la configuration particulière des antennes de STEREO favorise cette détection.

    Cette signature électrique était bien connue pour avoir été mesurée à bord de plusieurs sondes spatiales, notamment dans les anneaux de poussières des planètes Saturne, Uranus et Neptune, et près de la comète de Halley, où elle est produite par des micropoussières percutant la sonde spatiale à plusieurs dizaines de kilomètres pour seconde. Mais dans le milieu interplanétaire, ces micropoussières sont beaucoup trop rares pour expliquer les nombreux impacts observés sur STEREO. Par contre ces mesures sont en accord avec le flux de nanoparticules prévu par les modèles de poussières interplanétaires, qui augmente lorsque la masse (La masse est une propriété fondamentale de la matière qui se manifeste à la fois par l'inertie des corps et leur...) diminue (Figure 3).


    Figure 3: Flux moyen de nanoparticules détecté par STEREO dans le vent solaire (en rouge) comparé
    aux modèles de flux de poussières et de petits corps en fonction de leur masse
    dans le milieu interplanétaire à 1 UA du Soleil (en noir).
    En bleu, une détection récente dans l'environnement terrestre à bord de la station spatiale (Une station spatiale, dans le domaine de l'astronautique, est une installation spatiale en orbite ou déposée sur un...)
    internationale (ISS). En cyan, les poussières (de taille quelques dixièmes de micron)
    poussées par la pression de rayonnement (Le rayonnement est un transfert d'énergie sous forme d'ondes ou de particules, qui peut se produire par rayonnement...) solaire mesurées à bord de la sonde Ulysse.
    La figure couvre un domaine allant des nanopoussières à des objets de 10 km,
    soit 35 ordres de grandeur en masse. On a superposé sur la distribution une variation
    proportionnelle à la masse à la puissance -5/6, correspondant à un équilibre
    de fragmentation collisionnelle (pointillé vert).

    Des jets de nanoparticules rapides éjectées par Jupiter et Saturne avaient déjà été observés près de ces planètes par des détecteurs de poussières conventionels (en-dessous de leur domaine de calibration), et nous avons pu montrer que ces jets sont aussi détectés par le récepteur radio (RPWS) utilisant les antennes électriques de la sonde Cassini. Mais le résultat de STEREO est la première détection de nanoparticules dans le vent solaire à 1 UA (2) du Soleil, vraisemblement originaires du système solaire interne.

    L'instrument S/WAVES sur les sondes STEREO (P.I. J.-L. Bougeret), dédié à la télédétection des émissions électromagnétiques du Soleil dans le domaine radio ainsi qu'à la mesure in situ des ondes électrostatiques, implique le LESIA (Observatoire de Paris, INSU-CNRS, Universités Paris 6 et Paris 7), la NASA/GSFC, l'université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche),...) du Minnesota (USA), et l'université de Californie (USA). Les récepteurs radio ont été construits au LESIA à l'Observatoire de Paris avec le soutien du CNES et du CNRS (Le Centre national de la recherche scientifique, plus connu sous son sigle CNRS, est le plus grand organisme de...).


    Notes:

    (1) Un nanomètre (nm) est un milliardième de mètre. C'est l'ordre de grandeur de l'épaisseur d'un brin d'ADN, environ un millionième de fois plus petit qu'une tête d'épingle.

    (2) L'unité astronomique (UA) est la distance Soleil-Terre, environ 150 millions de km.

    (3) La force électromagnétique sur une poussière est proportionnelle à sa charge électrique (La charge électrique est une propriété fondamentale de la matière qui respecte le principe de conservation.) et au produit de sa vitesse par rapport au vent solaire par la composante du champ magnétique perpendiculaire (En géométrie plane, on dit que deux droites sont perpendiculaires quand elles se coupent en formant un angle droit. Le...) à cette vitesse. La charge électrique d'une poussière est approximativement proportionnelle à sa surface. Le rapport charge-sur-masse, qui détermine le rapport entre les forces électromagnétiques et gravitationnelles, varie donc comme l'inverse de la taille. C'est pourquoi il est beaucoup plus grand pour les nanoparticules que pour les microparticules.
    March 26

    L'ÉNERGIE LIBÉRÉE

    L'ÉNERGIE LIBÉRÉE

     Cette page est dédiée à tous les inventeurs et génies
    morts ou vivants, qui nous ont gratifiés de leurs savoirs et connaissances afin de libérer les nations de la pauvreté, de la famine et la maladie.
    Malheureusement, les pouvoirs en place depuis des siècles ont empêché ou sciemment ignoré leurs découvertes, au détriment du bien-être des nations de cette planète pour leur seul profit et bénéfice du contrôle des masses et de l'énergie planétaire.

    Le temps est venu de dévoiler leurs secrets, brevets ou découvertes au grand public.
    Cette page sera toujours en construction... à venir les plans des éoliennes verticales avec aimants... et bien plus encore.
    Si vous avez des liens ou dossiers à nous confier perninents aux énergies libres ou alternatives pour fin de diffusion bénévolente, merci de nous écrire à l'adresse suivante:
    info@nenki.com

    La culpabilisation de l'Homme sur le réchauffement planétaire, ou mieux encore, sur la pollution doit cesser.
    Certes, nous devons changer nos habitudes de consommation.
    Mieux encore, nous devons libérer l'énergie propre et peu coûteuse
    des mains sales et meurtrières de l'Élite financière,
    pétrolière et industrielle.
    Si cette énergie propre nous avait été remise par leurs inventeurs,
    nous aurions appris à être conscients de l'environnement et propres dans nos habitudes de vie.
    Le laisser-aller écologique, économique, politique
    et scientifique fait partie du plan du Nouvel Ordre Mondial.
    La banalisation ou le déni provenant du monde scientifique en est aussi la cause.
    Ce qu'on ne comprends pas n'existe pas....
     
    LE LIEN DES BREVETS
    A ÉTÉ CHANGÉ
    Vu les problèmes encourrus avec les téléchargements incomplets de dl.free j'ai remis les BREVETS de Stanley Meyer sur Nenki.com
    Faites circuler la nouvelle
    LIEN CORRIGÉ
    Moteur à eau de Stanley Meyer, R.I.P.
    tous ses brevets
    Autres fichiers pertinents à cette découverte



    Alls patents Stanley Meyer...
    Tous les brevets de Stanley Meyer et de quelques autres chercheurs inconnus...
    Merci à eux, à leurs sacrifices.
    Water Fuel Cell - Apprendre à fabriquer son moteur à eau avec Stanley Meyer
    à lire pour comprendre le sens de la re-découverte de Meyer et d'autres : http://conspiration.ca/conspir/nouvelle_course_petrole.html Les livres de Pierre Fontaine (pas tous, mais cela viendra) : http://www.ftp.conspiration.cc/ (à télécharger sans modération)
    La revue de 30 ans de presse sur le sujet :
    http://www.ftp.conspiration.cc/nenki/petrole_revuepresse_bobyladouceur.pdf
    Extrait du prochain ouvrage en ligne : Les secrets du Pétrole de Pierre Fontaine. UN AUTRE LIEN:
    Apprendre à fabriquer son moteur à eau ...
    Download fast : http://www.megaupload.com/?d=N0XC4MT9
    L'ami du Québec qui m'envoya un carton rempli
    de documents se reconnaîtra.
    Merci l'ami... de nous tous.
    Il quitta le Québec pour la France...

    Ringardus récupéra le carton de 11 kgs de documents à scanner, nettoyer et classer.
    Tout une opération ! Des heures précieuses pour la Cause.
    9 ans après sa mort, voici la réponse de Stanley Meyer
    à ceux qui ont voulu détruire une fois de plus cete découverte.
    Cela est tellement énorme que vous n'y croyez peut-être pas et pourtant... Si l'eau peut faire avancer une auto, elle peut aussi servir de génératrice à électricité. Distribuez-le autour de vous, faites-en des copies, à envoyer par courrier, partout dans le monde. Plus de personnes auront ces plans, plus de gens auront la possibilité de "sauver notre planète"
    et d'améliorer les découvertes.

    Moteur Newman free energy overunity, (sur-unitaire), le newman motor. C'est un projet que le ''average joe'' peut faire dans son garage. Quelques videos ici qui disent comment faire !

    Ca vaut la peine de prensenter cet homme, Joseph Newman, parce que il buche depuis longtemps.. Et il est tres divertissant.. On voit aussi comment depuis toutes ces annees il s'est battu contre le systeme pour faire accepter son idée. Mais bien entendu . Le systeme ne veux rien savoir comme tu sais :) L'histoire nous a montrer que jusqu'a present , nous ne pouvons compter sur les autres pour commercialiser les moteurs a energie libre. Nous devons nous construire notre propre moteur si on veut avoir la technologie.


    Joseph Newman : inventeur du Moteur Newman ( Newman motor )
    10 min.: Un montage des travaux de Newman http://www.youtube.com/watch?v=55RN1Pbh93w
    9 min.: God Inspired Miracle Solar Energy Machine http://video.google.com/videoplay?docid=5684495902617203266
    1h12.: Cut the cost of oil : http://video.google.com/videoplay?docid=-1610087835473512086
    1h12 min.: http://video.google.com/videoplay?docid=-6157958993884349118

    Un moteur Newman qui fait tourner un alternateur.
    http://www.youtube.com/watch?v=tx0rCLUe1lg

    Faite le vous meme (Do it your self) : Newman motor
    http://www.youtube.com/watch?v=yvbWGIWgRC8

    http://www.metacafe.com/watch/756038/newman_motor_tabletop_generator/

    Faite le vous meme (Do it your self) : Newman motor
    Partie 1 http://www.youtube.com/watch?v=A9AU2LCpM38&feature=related
    Partie 2 http://www.youtube.com/watch?v=uPn7FJdE6zI&feature=related
    Partie 3 http://www.youtube.com/watch?v=5SLTSKh05wc&feature=related
    Partie 4 http://www.youtube.com/watch?v=i6sduT-guPk&feature=related
    Partie 5 (Avec plans ) http://www.youtube.com/watch?v=yvbWGIWgRC8

    Faite le vous meme (Do it your self) : Newman motor
    Partie 1 http://www.youtube.com/watch?v=dDPPWyVswMQ
    Partie 2 http://youtube.com/watch?v=4t4mUIBkhFc
    Partie 3 http://youtube.com/watch?v=rJd9ichbiFU&feature=related
    Partie 4 http://youtube.com/watch?v=FDELb8JcI0Q&feature=related
    Partie 5 http://youtube.com/watch?v=YEaEuTY-zxc&feature=related

    -------------------------------------------------------------------
    Magnet motor : Zero point energy input Free energy Magnetic motor.
    http://www.youtube.com/watch?v=AvGGgQTTTWw
    http://www.youtube.com/watch?v=7rmgBreZA_c&feature=related
    http://www.youtube.com/watch?v=mCANbMBujjQ&feature=related
    http://www.youtube.com/watch?v=qaCk0jK--8s&feature=related

    http://youtube.com/watch?v=tx0rCLUe1lg&feature=related
    http://youtube.com/watch?v=dDPPWyVswMQ
    http://www.youtube.com/watch?v=A9AU2LCpM38&feature=related
    http://www.youtube.com/watch?v=KKjITi378d4


    Free energy devices demonstration (American Antigravity) : Perendev & Bedini Motor Video Footage. Fini les guerres de pétrole, moteur à explosion, pollution, bruits et dépenses désastreuse pour produire de l'électricité. Une video qui vous ravira même en anglais.
    Free the energy #1: le début d'une série montée par Nenki qui réunie tous les meilleurs clips vidéo sur l'énergie libre (free veut également dire gratuit). Le pouvoir des pétrolières, de l'industrie de la guerre, de la drogue et des armes (Contra-Iran, Afghan-US), de la 'reconstruction' (Carlyle-Halliburton-Bechtel), de la pollution (les Hedge Funds d'Al Gore et cie) est le commerce le plus lucratif au monde, celui qui contrôle la finance mondiale. Il est également la source de la grande misère humaine planétaire: pauvreté qui appelle la violence, violence qui appelle la terreur, famine causée par l'industrie agro-alimentaire, le bio-éthanol-OGMs). Ce pouvoir s'effondrera lorsque les humains auront converti l'eau et les aimants en énergie pure, propre et gratuite pour tous les humains de cette Terre. Plusieurs personnes ont déjà trouvé la clef pour transformer l'eau en énergie. En voici un. Même s'il est en anglais les images parlent d'elles mêmes. La qualité est moyenne mais le Newscast est rare.
    Free the energy #2: Documentaire en français, le meilleur qui soit, sur Stanley Meyer, parmi mes héros. Durant les 5 premières minutes on démontre certaines découvertes faites sur l'énergie libre ou alternative. À partir de 5 min. 35 sec, vous connaîtrez le sympatique Stanley Meyer dans son dernier discours à la télé. Il a refusé 1 milliard de dollars US des arabes pour ses brevets. Finalement, les ÉU s'en sont emparer sous couvert de secret défense et ne les ont jamais exploité pour les sociétés de cette planète et continue ainsi de polluer l'air, le sol et l'eau. Avant de mourrir assassiné par empoisonnement lors de sa rencontre avec des investisseurs qui voulaient mette à jour sa voiture et convertisseur à l'eau pour tous les moteurs à combustion, Stanley Meyer répandit ses brevets sur plusieurs liens à des amis. Ils ont tous été récupérés et sont disponibles au lien suivant:
    Free the Energy #3: Water as Fuel for welding and cars with Denny Kline. Un autre inventeur de Floride, É-U, Denny Kline a non seulement créé une torche à hydrogène provenant de l'eau HHO mais également un convertisseur pour sa voiture. Tellement facile et faisable. Pourquoi les gouvernements ne mettent pas toutes leurs énergies sur le carburant è l'eau? Parce qu'ils sont à la solde de corporations mondiales et ont les mains et pieds liés.
    Free the energy #4- Des aimants qui tournent d'elles-mêmes avec un peu d'aide pour partir bien entendu.
    Free the energy #5: Incroyable mais vrai. De l'eau négativement polarisée dans le carburateur ??? Il faut le voir pour le croire. Ça défie la logique. On est très près de se dégourdir les méninges et figurer la chose la plus simpliste: ... Tout simplement que l'eau brûle et ce, proprement, en retournant ... en eau. Un cycle parfait.
    Énergies alternatives. Partie 1 - partie 2 - partie 3. Rafraîchissant. Un très bon récapitulatif ou résumé de la situation mondiale de l'énergie et des différentes ressources disponibles, de la voiture électrique, moteur roue de Pierre Couture, etc... Mais il n'y a pas de conspiration dans l'Énergie. Une théorie qui sort de l'imagination d'hurluberlus. On manque d'excuse pour polluer la planète encore plus de faire la guerre. La relève "made in Québec".

    SOLUTIONS !!! Énergie gratuite utilisant de simples aimants. Tel que promis durant ma tournée, voici la vidéo, en .flv (Flashvidéo), court mais explicite du principe. Facile a faire. Demande juste du temps. Accouplé le tout avec un alternateur de voiture et vous avez un générateur d'électricité gratuit. (cliquez a droite et faites "enregistrer la cible sous".)

    JOHN C. BEDINI: DES MOTEURS ÉLECTRO-MAGNÉTIQUES: il en vaut la peine de faire une recherche sur le Net sur cet homme et ses inventions. En video également, Bedini moteur: autre principe meme résultat: une autre vidéo qui démontrent que c'est possible et que tous ces inventeurs se sont fait fermer la porte par les soi-disants intéressés au gaz a effet de serre, Kyoto et les conférences au sommeil de Bali ! Autre moteur Bedini. Ca ne fait que commencer.




    March 23

    Maximum de l'essaim météoritique des Virginides


    Actif du 25 janvier au 15 avril, l'essaim d'étoiles filantes des Virginides doit son nom à la constellation de la Vierge d'où les étoiles filantes proviennent. On ne connait pas la date de la découverte de cet essaim, mais il est probablement très vieux. D'une vitesse de 30 km par seconde, les Virginides ne dépassent pas les 5 par heure, cependant on y observe souvent des bolides dont la trainée persiste jusqu'à plusieurs minutes après la disparition du bolide.

    Pour observer les Virginides, repérez vers 21H00 TU la constellation de la Vierge au-dessus de l’horizon est. Les étoiles filantes viendront d’un endroit situé dans le corps de la constellation. A noter l'absence de la Lune qui vous ne gênera donc en aucun cas.

    Cliquez sur l'image pour l'agrandir

    Darwin : l'évolution du vivant expliquée

    Voici les quatre bases de l'évolution :

    1 - La sélection naturelle

    La sélection naturelle est peut-être le mieux connu des quatre « moteurs évolutifs », mais c'est également elle qui génère le plus d'idées reçues. Pourtant, son concept est assez intuitif. Pour en comprendre les principes, une des façons les plus simples de procéder est de se pencher sur l'évolution des espèces domestiques depuis leur domestication.

    Chiens, chats, évoluent continuellement, en fonction de la sélection effectuée par les éleveurs sur la variabilité préexistante. L'espèce est ainsi fractionnée en petites sous-populations plus ou moins isolées les unes des autres par les éleveurs. Ces sous-populations finissent par se distinguer par des caractéristiques physiques propres, déterminées par les goûts et besoins des éleveurs. En éliminant de la reproduction les individus qui leur plaisent le moins, ils éliminent de la population les allèles qui codent pour les caractères qu'ils veulent supprimer. Ainsi, ils reproduisent le mécanisme de la sélection naturelle.


    Les races de chien sont très diversifiées, pourtant elles descendent toutes du loup
    dessin Niki Albiane Nox licence CC by-sa 2.0

    Cette sélection est souvent très lente. Voici par exemple deux photos de chats siamois, à pedigree, enregistrés à 20 ans d'écart :

    On peut observer une modification du profil du visage, mais cette modification est néanmoins assez subtile, bien que nette, et s'est obtenue de façon graduelle. Pourtant, il arrive que certains allèles provoquent des modifications brutales. Ainsi, pour rester chez le chat, on connaît un allèle qui donne des pattes courtes, comme ce qui est observé pour les bassets chez les chiens. Il n'y a pas d'alternative, les pattes sont « normales » ou « courtes » (on appelle des tels chats des « Munchkins »). Une fois que l'existence de l'allèle responsable des patte courtes est révélé par la naissance d'un chaton aux pattes courtes, une sélection peut se faire rapidement (on privilégie pour la reproduction les animaux qui  possèdent l'allèle).

    Dans la nature, c'est l'environnement dans son ensemble, via l'écologie de l'espèce, qui exerce un « tri » des allèles dans la population, au travers de leur « présentation » par les individus. Ainsi, on observe que certains individus ont moins de chances que les autres de se reproduire, car ils portent des caractéristiques qui jouent en leur défaveur. Par conséquent, ces caractéristiques sont moins représentées à la génération suivante. La fréquence des allèles liés à la capacité de reproduction se modifie donc en fonction des conditions environnementales.

    2 - La dérive génétique

    La dérive génétique ressemble beaucoup à la sélection naturelle dans le sens où elle permet également les modifications des fréquences alléliques à l'intérieur de l'espèce. Néanmoins, cette fois ces modifications se font aléatoirement, elles sont donc imprédictibles.

    L'effet de la dérive est plus important dans les populations de petite taille, et sur les allèles neutres, c'est à dire ceux sur lesquels la sélection naturelle ne joue pas, ou peu.

    Simulation réalisée avec le logiciel R : on part de dix gènes à deux allèles, chaque allèle étant à la fréquence initiale de 0,5 puis on les laisse évoluer pendant 700 générations. Certains se fixent, d'autres disparaissent. Si l'on réitérait la simulation, l'évolution de chaque gène serait différente.

    Ainsi, si on laisse deux populations identiques évoluer séparément dans des environnements identiques également, elles vont malgré tout suivre des chemins différents, car par dérive génétique elles vont simplement perdre des allèles différents, et accumuler d'une génération à l'autre de petites différences dont l'addition finira potentiellement par mener à l'isolement reproducteur (impossibilité de croisement entre les deux populations).

    3 - Les mutations

    Les mutations sont le moteur de création de diversité génétique. C'est sur la diversité génétique générée par les mutations que vont pouvoir agir la dérive et la sélection.

    Pour comprendre comment se produisent les mutations, il faut se souvenir de ce qu'est l'ADN, le support de l'information génétique d'une cellule.

    À chaque fois qu'une cellule se divise, elle doit copier son ADN afin que chaque cellule-fille en porte une copie. Sans ADN, la cellule ne peut pas fonctionner car il lui permet de fabriquer ses composants.

    La copie, ou réplication, de l'ADN est permise par une machinerie chimique, basée sur l'action de plusieurs enzymes. Celles ci ouvrent les deux brins, font la copie, et vérifient cette copie. Néanmoins, aucune enzyme n'est fiable à 100%. Malgré le système de vérification, elles laissent  passer des erreurs. À cela s'ajoutent les altérations de l'ADN causées par des agents extérieurs, dit « mutagènes », comme les ultra-violet.

    Il existe une maladie génétique qui cause une défaillance du système de vérification de la réplication, nommée xeroderma pigmentosum (voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Xeroderma_pigmentosum). Les enfants victimes de cette maladie sont donc beaucoup plus sensibles que les autres à tous les facteurs mutagènes, et risquent de développer des cancers très jeunes. Ils doivent vivre dans le noir pour éviter les rayons UV du soleil, ce qui justifie leur nom d'enfants de la Lune.

    Les mutations se produisent de façon assez régulière (ce qui a entraîné le concept d'« horloge moléculaire », énoncé par Kimura dans sa « Théorie neutraliste de l'évolution »), mais totalement aléatoire, c'est à dire qu'il n'y a pas de lien de cause à effet entre le fait qu'une mutation soit favorable ou pas, et le fait qu'elle se produise.

    4 - Les flux de gènes

    Les flux de gènes entre populations d'une même espèce permettent de restaurer la variabilité génétique perdue par dérive ou sélection. En migrant d'une population à l'autre, les individus migrants permettent de réinjecter dans des populations les allèles qu'elles avaient perdus.

    Conclusion

    La compréhension des quatre mécanismes responsables de l'évolution permet de construire un schéma global du vivant. En extrapolant leur action sur des millions d'années, il est ainsi possible de comprendre comment des phénomènes comme l'apparition de nouvelles espèces, ou spéciation, peuvent se produire.

    Schématiquement, les espèces se fractionnent en populations qui accumulent des différences génétiques, jusqu'à ce qu'il ne soit plus possible de les croiser, formant de nouvelles espèces. L'arbre du vivant forme ainsi une espèce de buisson (dont certaines branches ressemblent plus à un réseau qu'autre chose, notamment chez les bactéries) dont la racine est l'ancêtre commun à tous. Cet arbre est construit en comparant l'ADN des espèces : en retrouvant les points communs, on définit les liens de parenté (phylogénie). Pas d'échelle dans le vivant, pas de « plus évolué que les autres », et pas de direction vers la complexité ou la pluricellularité... Un simple buissonnement par accumulation de différences.


    Arbre du vivant simplifié, réalisé par Eric Gaba d’après Carl Woese.

    Cet arbre n’est déjà plus tout à fait exact d’après les données actuelles. Nous savons par exemple que les champignons sont plus proches des animaux que des végétaux.

    Beaucoup de questions restent en suspens au sujet de cet arbre du vivant. Tous les ans, certaines branches, brindilles, rameaux, sont remaniés, afin de les faire coller aux dernières découvertes. Mais même si l'arbre actuel n'est pas le reflet exact de la réalité, c'est la compréhension des mécanismes évolutifs de base qui permettent de l'analyser, et de le construire.

    Pour plus de détails, n'hésitez pas à vous plonger dans la bibliographie, ou ici (http://www.ilv-forge.net/liv_evolution/)

    Qui a peur de l'évolution?

    La science a, depuis ces débuts, la conséquence de faire tomber l'homme du piédestal sur lequel il se plaît à se hisser.

    Il a fallu comprendre que la terre n'était pas le centre du système solaire, puis que le système solaire n'était pas le centre de l'univers. Avec l'évolution, l'homme se retrouve à pied d'égalité avec les autres êtres vivants, soumis aux mêmes lois, modelé par la nature au lieu de la soumettre à ses désirs. Pire, l'évolution lui explique que son apparition a été, en partie, fortuite. Si l'on reprenait la « soupe primordiale » de l'origine du monde vivant, et qu'on la soumettait aux mêmes conditions originales, pour la laisser se développer pendant un même nombre de millions d'années, la probabilité de voir surgir des hommes, même des mammifères, ou n'importe quel être vivant actuel, est quasi nulle. Les organismes présenteraient peut-être des similarités dans certaines fonctions, mais pas de développement à l'identique.


    © domaine public wikipedia

    Si cela fait rêver les auteurs de science fiction, cela fait faire des cauchemars à tous ceux qui se raccrochent à l'idée que l'homme occupe une place « spéciale » dans la nature. Les religieux sont évidemment les plus susceptibles d'adhérer à ce type de point de vue, mais ils sont loin d'en avoir l'exclusivité. Néanmoins, les religions ne demandant par principe à leur fidèle que de croire, sans remise en question, ceci peut dans certains cas entraîner un conflit entre les idées religieuses et les idées scientifiques, lesquelles reposent justement sur le principe de la remise en question permanente, et exigent que toute théorie soit soumise à l'épreuve de l'expérimentation pour être validée.

    Quand la biologie évolutive regarde les religions

    Le lien entre théorie de l'évolution et religion peut complètement changer de nature quand on décide de regarder les religions humaines par la lentille de la biologie évolutive. Ce point de vue est celui de la psychologie évolutive, dont l'objet est la compréhension de l'évolution des comportements humains, qui sont ainsi observés comme le sont ceux de n'importe quelle autre espèce animale.


    Carte des religions : dans chaque pays, Gallup a posé la question de l'importance de la religion dans la vie quotidienne des habitants. L'importance est croissante, du gris, vert pale, au vert foncé. Licence cc by, auteur Sbw01f, (sur les données du Gallup Poll en 2006-2008).
    © Wikipedia

    Ceci pose en premier lieu la question de la nature de nos comportements. De nombreuses personnes, et notamment certains philosophes, pensent que nos comportements diffèrent de ceux des autres espèces par leur nature. L'animal, selon eux, est instinct, alors que l'homme est apprentissage. La réalité est autre : instincts (ou comportements génétiquement déterminés) et apprentissages interagissent, se superposent, chez tous les animaux, homme y compris.

    Quel rôle jouent nos gènes dans la détermination de nos comportements?  De l'instinct pur à la capacité d'apprentissage, ils codent pour une plus ou moins grande plasticité comportementale, laissant ainsi une plus ou moins grande part au déterminisme environnemental.

    Ceci nous amène directement à la question suivante : quel rôle les mécanismes évolutifs ont-ils joué dans l'histoire de nos comportements, et dans quelle mesure jouent-ils encore un rôle aujourd'hui ? Certains scientifiques, comme Richard Sosis (Sosis R. and Kuffle R. Religious ritual and cooperation : testing for a relationship in Israeli religious and Secular Kibbutzim, Current Anthropology, 2003), ont décidé d'étudier si certains comportements liés aux religions, comme la pratique de rituels socio-religieux coûteux pour l'individu, pouvaient être analysés d'un point de vue évolutifs. Et leurs conclusions sont étonnantes. Selon ces études, les comportements rituels auraient évolué grâce à leur capacité à permettre un bonne cohésion sociale des membres du groupe. La pratique des tels rituels socio-religieux agirait comme un filtre « anti-tricheur », en permettant de faire le « tri » des individus désirant entrer dans le groupe, dans le but de refuser les profiteurs. Ne sont ainsi acceptés que ceux dont la volonté est de donner autant qu'ils reçoivent.

    L'étude de l'évolution est ainsi la source d'innombrables questionnements, sur l'ensemble du vivant, mais aussi sur nous-même. Nombre de ces questions n'ont pas encore de réponse, mais, bien qu'elles soient parfois considérées comme dérangeantes, elles suscitent un intérêt croissant de la part des chercheurs. En croisant les donnée obtenues par la psychologie évolutive, la psychologie, la neurologie, et les sciences humaines et sociales, peut-être arriverons-nous à construire une image de l'homme tel qu'il est, et ainsi mieux nous comprendre les uns les autres ?

    Mais l'évolution ne sert pas qu'à la compréhension de l'homme et du vivant. C'est une science fondamentale, mais elle a aussi des applications pratiques directes, notamment en agronomie et en médecine.

    En agronomie, la sélection des espèces domestiques est une réplique de la sélection naturelle effectuée par l'environnement, à la différence près que les éleveurs et les agriculteurs dirigent cette sélection afin d'obtenir des variétés à même de répondre le mieux possible à leurs besoins. Cette sélection a bien sûr commencé bien avant que la théorie de l'évolution soit élaborée, mais les apports de la génétique, et notamment la génétique des populations, permettent de gagner en efficacité.


    Coccinelle se nourrissant de pucerons, licence GFDL © Pollinator, wikipedia.

    Un effet encore plus visible du rôle de la biologie évolutive en agronomie s'observe au niveau de la lutte contre les ravageurs. Que ce soit au niveau de l'usage des pesticides, avec l'émergence des résistances, ou au niveau de la lutte biologique (usage d'une espèce prédatrice pour lutter contre un ravageur), une bonne connaissance des mécanismes évolutifs est indispensable pour espérer anticiper ou corriger les conséquences parfois dramatiques (liées par exemple à des phénomènes d'invasion) que peuvent avoir ces techniques sur l'environnement.

    Du côté de la médecine, c'est dans la lutte contre les pathogènes que l'on retrouve une application pratique des découvertes de la biologie évolutive. L'usage de traitements antibiotiques entraînant la sélection involontaire de souches bactériennes de plus en plus résistantes à ces antibiotiques, notamment en milieu hospitalier (provoquant les redoutée maladies nosocomiales), il est urgent de trouver des parades afin d'éviter de se retrouver démunis devant une épidémie impossible à traiter.


    Schéma représentatif de la mise en place d'une résistance aux antibiotiques dans une population de bactéries. De bas en haut, la sélection est effectuée sur les bactéries. On observe que sur la population finale, la résistance est importante (ronds rouge). (Source : Wykis, Wikipedia, domaine public)

    Une solution viendra-t-elle de l'étude de l'étude de la coopération chez les bactéries ? (Buckling A, Harrison F, Vos M, Brockhurst MA, Gardner A, West SA, Griffin A. Siderophore-mediated cooperation and virulence in Pseudomonas aeruginosa. FEMS Microbiol Ecol. 2007 Nov;62(2):135-41. Epub 2007 Oct 4.) L'avenir nous le dira.

    En conclusion, l'évolution biologique n'est pas, comme voudraient le faire croire certains, « une simple théorie ». Depuis sa formulation par Darwin, elle est devenue la théorie fondamentale en biologie, ce qui permet le mieux d'expliquer le vivant dans toute sa diversité. Elle donne aussi lieu à de multiples applications concrètes. C'est pourquoi il est si important de bien la comprendre.

    Livres

    • Évolution, synthèse des Faits et Théories, Francine Brondex (ouvrage de synthèse très complet) 
    • L’Origine des Espèces, Charles Darwin 
    • Le Gène Égoïste, Richard Dawkins 
    •  Les Avatars du Gène, Pierre-Henri Gouyon (ouvrage de synthèse sur le néodarwinisme, c’est à dire les apports cumulés de la théorie de Darwin et de la génétique
    •  L’Arbre phylogénétique du Vivant, Bernard Lecointre et Hervé le Guyader 
    •  La Vie est Belle, Stefen J. Gould (ainsi que ses autres ouvrages)

    Enrayer les cyanobactéries à l'aide d'ultrasons

    Enrayer les cyanobactéries à l\'aide d\'ultrasons

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    Photo: La Presse

    La Presse Canadienne

    Des chercheurs québécois ont découvert une fréquence électroacoustique capable de s'attaquer aux cyanobactéries, sans mettre en péril les autres organismes vivant dans les cours d'eau.

    Le professeur Daniel Caron, responsable des applications électroacoustiques au Centre collégial de transfert de technologie du son, aussi appelé Musilab, soutient que le transducteur ultrasonique développé a une incidence très ciblée, presque sans impact pour les algues vertes qui, elles, loin d'être nuisibles, oxygènent les plans d'eau.

    Musilab a réalisé plusieurs essais en laboratoire qui démontrent que certains ultrasons ont un effet dévastateur sur la phycocyanine, une protéine liée aux cyanobactéries.

    Le directeur général de Musilab, Marcel Boutin, précise que cette découverte n'est pas une fin en soi et ne se substitue pas à un changement des comportements. Il rappelle qu'un lac met 40 ans à se régénérer et que ce qu'il propose est un «diachylon». Cela dit, même s'il juge important de revoir la relation qu'entretiennent les Québécois avec l'eau, il affirme que la technique développée a le mérite de limiter les erreurs du passé et de réduire les effets néfastes et toxiques des algues bleues.

    Les premières démarches en nature s'amorceront cet été dans le Lac-Saint-Louis, à La Tuque. Les résultats pourront être évalués à la mi-juillet, moment où apparaissent généralement les fleurs d'eau.

    L'expérimentation de Musilab, affilié au Cégep de Drummondville, représente un investissement de 50 000$, financé par les ministères de l'Education et du Développement économique et de l'Innovation.

    Les ondes Alfven


     
    Le fonctionnement du vent solaire est mieux compris depuis que des observations spatiales et terrestres ont confirmé l'existence des ondes Alfven que prévoyaient les modèles théoriques.

    Sur cette question, tout s'est accéléré en 2007 avec les premiers résultats scientifiques de la sonde japonaise Hinode, conçue pour étudier les interactions entre le champ magnétique et la couronne solaire, qui ont convaincus les scientifiques de leur existence. Une conviction renforcée par les observations les plus récentes faites par le télescope solaire suédois.

    Produites par le champ magnétique du Soleil, ces ondes sont responsables en grande partie de la très forte température de la couronne solaire ainsi que de la formation et de l'accélération des vents solaires qui s'échappent de la couronne vers le reste du Système Solaire. Un vent qui peut souffler de 350 à 700 km par seconde.

    En effet, la température est plus chaude dans la couronne, la dernière couche de l'atmosphère du Soleil, que dans la chromosphère, une couche plus dense que la couronne qui se situe juste au-dessus.

    En cause, les ondes Alfven qui ont une énergie suffisante pour chauffer à ce point la couronne solaire et pour accélérer les vents qui s'échappent à la vitesse de plusieurs centaines de kilomètres par seconde. Cette température passe brutalement de 4.000 à 8.000 degrés Kelvin dans la chromosphère à de 1 à 2 millions de degrés Kelvin dans la couronne.

     
     
    Les ondes Alfven 'observées' par le télescope solaire suédois



    Ces 2 images montrent la même région du Soleil (50.000 X 50.000 km) mais, celle de droite est 1000 km au-dessus de l'image de gauche et indique la présence d'ondes Alfven qui ne sont pas visibles dans le spectre optique.



    Même principe mais avec une des nombreuses taches présentes à la surface du soleil
    (sunspots en anglais)

    Crédits
    Dr. david Jess / Queen's University Belfast

    La télé HD c'est gratuit...

    Les compagnies de télédistributions veulent vous faire croire que vous avez à payer pour regarder vos programmes favoris en haute définition. Voici ce qu'ils ne veulent pas que vous sachiez: Souvent, vous n'avez besoin que d'une ancienne paire d'oreilles de lapin pour recevoir une panoplie de stations de qualités - gratuitement, et en HD.

    Le Scoop: En 2011, toutes les stations canadiennes, doivent transmettre les signaux numériques, en remplacement de la radiodiffusion analogique d'antan. Toutefois, de nombreuses stations - y compris CBC, CTV et Citytv - font déjà la transmission d'un signal HD numérique.

    L'équipement: Vous aurez besoin d'un téléviseur équipé d'un syntoniseur ATSC (Advanced Television Systems Committee) tuner, il est courant sur la plupart des nouveaux écrans plats. Une antenne à cinq dollars de votre magasin électronique favori pourrait faire l'affaire, mais un pré-ampli, d'antenne de toit ou de rotor pourrait être un meilleur atout. Malgré tout, éviter les coûteuses antennes dite HD, ils sont une escroquerie. Une fois que vous branchez l'antenne, lancer votre recherche de stations de télévision. (Cela peut être difficile, ayez votre manuel à portée de main.)

    La Réception: Elle dépend de votre proximité avec les tours de diffusion, de l'angle et du type d'antenne que vous utilisez. Des antennes bien alignées ont été capable de recevoir NBC et ABC et plusieurs autres signaux depuis la frontière américaine, en plus des stations locales. Les forums en ligne sur le web sont pleins de passionnés se vantent de la manière dont leurs tours byzantines peuvent recevoir jusqu'à 20 stations en haute définition.

    Alors faite quelques recherche sur internet, vous pourrez trouvez plein de trucs pour augmenter le nombre de signales télé en HD, et ce tout à fait gratuitement.
    March 17

    Des mini-dinosaures carnivores en Amérique du Nord

    Des mini-dinosaures carnivores en Amérique du Nord

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    Une griffe fossilisée de l'Hesperonychus elisabethee, cousin nain du vélociraptor dont la taille était environ la moitié de celle d'un chat d'aujourd'hui.

    Photo: AP

    Agence France-Presse
    Washington

    De mini-dinosaures carnivores vivaient en Amérique du Nord 75 millions d'années avant notre ère comme en témoigne un fossile du plus petit de ces animaux découvert à ce jour, selon des paléontologues canadiens dont les travaux sont publiés lundi aux États-Unis.

    La découverte de ce cousin nain du vélociraptor dont la taille était environ la moitié de celle d'un chat d'aujourd'hui, baptisé Hesperonychus elisabethee, révèle la diversité des prédateurs préhistoriques, expliquent ces chercheurs.

    «Le Hesperonychus est pour le moment le plus petit dinosaure connu en Amérique du nord», affirme Nick Longrich, un chercheur en paléontologie du département de biologie de l'Université de Calgary au Canada, co-auteur de cette communication parue dans les Annales de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS) datées du 16 mars.

    Ce petit dinosaure de deux kilos et de 50 cm de haut devait chasser ce qu'il pouvait attraper à savoir insectes, petits mammifères, batraciens et peut-être même des bébés dinosaures, supputent ces paléontologues.

    Le Hesperonychus devait passer le clair de son temps sur le sol à la recherche de proies à travers les marais et forêts qui caractérisaient l'environnement naturel de cette période de la fin du Crétacé, explique Philip Currie, un paléontologue à l'université d'Alberta, l'autre co-auteur de cette étude.

    «Cette découverte montre combien nos connaissances sont limitées et ouvre la possibilité que des dinosaures encore plus petits aient existé», souligne Nick Longrich dans un communiqué.

    «De petits dinosaures carnivores paraissaient être absents de l'environnement d'alors en Amérique du nord ce qui est étrange car aujourd'hui les petits carnivores sont plus nombreux que les plus grands. Il apparaît donc que de très petits dinosaures vivaient bien en Amérique du nord et jouaient un rôle plus important dans l'écosystème que nous le pensions», selon Nick Longrich.

    Des ossements fossilisés de Hesperonychus ont été trouvés en 1982 dans plusieurs endroits dont le «Dinosaur Provincial Park» situé au Canada, dans des badlands de l'Alberta.

    Des mini-dinosaures carnivores en Amérique du Nord

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    Ce pelvis fossilisé bien préservé est le plus important spécimen découvert en Alberta.

    Photo: PC

    Le spécimen le plus important, un pelvis fossilisé bien préservé, a été découvert par la célèbre paléontologue Elizabeth Nicholls, aujourd'hui disparue, et qui a donné son nom à la nouvelle espèce, le nom du genre Hesperonychus signifiant griffe.

    Ces fossiles d'ossements sont restés dans des tiroirs pendant 25 ans avant de faire l'objet de recherches qui ont débuté en 2007 à l'Université d'Alberta grâce à Nick Longrich.

    Longrich et Philip Currie se sont concentrés sur des griffes et un pelvis fossilisés bien préservés pour leurs travaux.

    Avant le Hesperonychus, des restes fossilisés du plus petit dinosaure carnivore en Amérique du Nord montraient qu'il était de la taille d'un loup, notent les auteurs de cette découverte.

    À en juger par l'abondance des fossiles retrouvés, «nous pensons que des dinosaures de la taille du Hesperonychus devaient être nombreux dans le paysage nord-américain au Crétacé», jugent-ils.

    Ces deux paléontologues avaient révélé en 2008 le précédent dinosaure le plus petit mis au jour en Amérique du Nord. Il s'agissait d'un dinosaure de la taille d'un poulet insectivore, baptisé Albertonykus borealis.

    March 12

    Le ciel du mois — Mars 2009


    Consultez également

    + La carte du ciel de mars 2009

    Écoutez cette capsule en baladodiffusion

    + Le ciel de mars 2009

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    Ce texte est également publié dans le quotidien Le Soleil de Québec.



    L'écliptique et la lumière zodiacale

    par Louie Bernstein, animateur au Planétarium de Montréal

    Mars est le mois du changement : nous passons à l'heure avancée; l'hiver cède sa place au printemps; et à mesure que le Soleil grimpe au nord de l'équateur, les jours s'allongent et deviennent de plus en plus doux. Mars est également la meilleure période de l'année pour observer la mystérieuse lumière zodiacale, mais il vous faudra un ciel très noir pour l'apercevoir…

    La fausse aurore

    La lumière zodiacale est connue et observée depuis l'Antiquité, mais le phénomène est demeuré mal compris jusqu'à la fin du 17e siècle. L'astronome et poète persan Omar Khayyam (1048-1122) l'appelait « la fausse aurore » à cause de sa ressemblance aux premières lueurs du jour. On a longtemps cru qu'il s'agissait d'un phénomène atmosphérique, mais en raison de l'orientation de la lumière zodiacale, qui s'aligne parfaitement sur l'écliptique, les observateurs ont finalement conclu que son origine se trouvait dans l'espace, au-delà de l'atmosphère terrestre. Et tandis que plusieurs savants du 17e siècle, parmi lesquels Cassini, concluaient qu'il s'agissait d'une extension de la couronne solaire, c'est le mathématicien suisse et ami de Newton, Nicolas Fatio de Duillier, qui a finalement expliqué correctement le phénomène en 1684.

    La lumière zodiacale est causée par la réflexion de la lumière solaire sur des particules de poussière qui circulent autour du Soleil dans le plan de l'écliptique — le plan de l'orbite des planètes. Nous savons aujourd'hui que ces particules n'occupent pas des orbites stables : étant donné leur petite taille, elles sont progressivement freinées par la radiation solaire, ce qui les entraîne en une longue spirale vers le Soleil. Si ces particules n'ont pas été totalement éliminées il y a des millions d'années, c'est parce qu'elles sont constamment renouvelées par les poussières éjectées par les comètes et par les collisions entre astéroïdes.

    Parce que la lumière zodiacale est faible (sa luminosité est comparable à celle de la Voie lactée), il est préférable de l'observer non seulement sous un ciel parfaitement noir, mais aussi lorsque l'écliptique fait un angle prononcé avec l'horizon. Cela permet à la lueur zodiacale de s'élever aussi haut que possible dans le ciel. Aux latitudes moyennes de l'hémisphère Nord, cette géométrie favorable se produit à deux moments de l'année : en février et mars, à l'ouest, après le crépuscule; et en septembre et octobre, à l'est, avant l'aube.

    Deux anecdotes intéressantes : d'abord, il faut très peu de ces poussières interplanétaires pour produire la lumière zodiacale. En supposant que ces particules mesurent un millimètre et ont le même pouvoir réfléchissant que la surface lunaire, il y aurait une distance moyenne de 8 kilomètres entre chaque grain de poussière zodiacale ! Et pour les amateurs de musique rock, sachez que Brian May, le guitariste du groupe Queen, a récemment soutenu une thèse de doctorat portant sur la lumière zodiacale, pour laquelle l'Imperial College de Londres lui a décerné le grade de docteur de philosophie en astrophysique appliquée. Qui a dit que le cerveau gauche et le cerveau droit étaient mutuellement exclusifs ?

    Vous pourrez observer la lumière zodiacale à l'ouest au cours des deux dernières semaines de mars, environ 90 minutes après le coucher du soleil. La pleine lune sera alors passée, laissant place à un ciel bien sombre en début de soirée. Bien des gens ne remarquent pas la lumière zodiacale, croyant qu'il s'agit simplement du crépuscule qui se prolonge. Mais lorsque vous aurez vu une seule fois ce grand triangle faiblement lumineux qui émerge de l'horizon, il restera gravé à jamais dans votre mémoire.

    Étoiles et planètes

    Au début du mois, Vénus domine encore le ciel en première partie de soirée. Mais cette situation avantageuse prendra bientôt fin : à compter de la troisième semaine de mars, l'éclatante planète n'apparaît plus que dans les lueurs du coucher du Soleil, et quelques jours plus tard, elle y disparaît complètement. Vénus prend toutefois part à une dernier tableau céleste : le 1er mars, on la retrouve entre le croissant lunaire et l'horizon — un spectacle magique dans un ciel où s'éteignent les dernières couleurs du crépuscule.

    Pendant ce temps, Saturne repasse officiellement dans le ciel du soir. La planète aux anneaux, visible sous les étoiles de la constellation du Lion, sera à l'opposition le 8 mars. Cela signifie entre autres qu'elle sera visible toute la nuit, se levant au coucher du soleil pour se coucher au lever du jour. À l'heure actuelle, les anneaux de Saturne nous apparaissent presque exactement par la tranche, ce qui les rend plus difficiles à distinguer. Cette situation se reproduit à tous les 15 ans environ. Lorsque Galilée a observé Saturne pour la première fois en 1610, les anneaux étaient beaucoup plus inclinés : dans son télescope primitif, la planète lui semblait affublée de drôles de protubérances, semblables à des oreilles ! Ah ! Si Galilée avait pu admirer Saturne dans un instrument moderne… Voilà en fait quelque chose que vous aurez l'opportunité de faire au cours des prochains mois. Afin de connaître la prochaine occasion qui vous sera offerte d'observer Saturne, consultez le calendrier des soirées publiques d'observation organisées par le Planétarium de Montréal et divers groupes d'astronomes amateurs dans le cadre de l'Année mondiale de l'astronomie, sur le site astronomie2009.ca.

    Quant aux constellations hivernales, le déplacement de la Terre autour du Soleil les entraîne inexorablement vers l'ouest. Vers la fin de mars, le Lion, la Vierge, l'Hydre et le Corbeau culminent au sud, tandis qu'Orion, les Hyades et les Pléiades s'approchent de l'horizon ouest  : profitez-en pendant qu'il en est encore temps…

    Bonnes observations !

    Le plus grand rassemblement astronomique jamais organisé

    Crédit : IYA 2009 - www.astronomy2009.org

     

    Les « 100 heures d'astronomie » auront lieu du 2 au 5 avril 2009. Une opération sans précédent qui se déroulera simultanément et en continu tout autour du globe terrestre. Son objectif est de permettre au plus grand nombre de personnes de découvrir les merveilles du ciel.

     

    L'Année mondiale de l'astronomie va connaître un sommet, du jeudi 2 au dimanche 5 avril 2009, avec les « 100 heures d'astronomie ». Ce projet-phare se déroulera simultanément sur des milliers de sites dans le monde entier où des astronomes professionnels mais aussi amateurs et des animateurs de centres scientifiques feront partager leur passion pour l'astronomie. Il s'agit du plus grand rassemblement astronomique jamais organisé à l'échelle mondiale.

     

    Partout, de très nombreuses activités seront proposées, pendant 4 jours et 4 nuits, dans une trentaine de sites isolés où la pollution lumineuse est réduite mais aussi au cœur même des villes. Il sera possible, si la météo le permet, d'observer avec des instruments le ciel diurne ou nocturne, en particulier les paysages de la Lune (au voisinage de son premier quartier, période où l'on observe les plus beaux cratères) et la planète Saturne. Simultanément sont organisées des rencontres avec des astrophysiciens et des astronomes amateurs, des visites d'expositions, des conférences thématiques, des événements artistiques, etc. Pour tous les visiteurs, ce sera l'opportunité de découvrir des objets célestes et d'appréhender les merveilles du cosmos.

    March 09

    La mission Kepler commence

     

     

     

    La fusée Delta II emportant le vaisseau spatial chasseur de planètes Kepler s'est envolée à l'heure à 03h49 UTC le 07 Mars 2009 depuis le complexe de lancement 17-B de la station de l'Armée de l'Air de Cape Canaveral en Floride. Le lancement spectaculaire de nuit a suivi un compte à rebours sans heurt exempt de soucis techniques ou du fait de la météo.

     

    Le but de la mission Kepler est de scruter une partie de l'espace pendant au moins trois ans et demi, à  la recherche de planètes rocheuses semblables à la nôtre. Le vaisseau spatial visera un secteur riche en étoiles comme notre Soleil, observant une diminution de la luminosité des étoiles lorsque des planètes se glissent dans l'espace entre.

     

    "Kepler est un composant critique dans les larges efforts de la NASA pour au bout du compte trouver et étudier des planètes où les conditions comme la Terre peuvent être présentes," commente Jon Morse, le directeur de la Division d'Astrophysique au siège de la NASA à Washington. "Le recensement planétaires de Kepler sera très important pour comprendre la fréquence des planètes de taille de la Terre dans notre galaxie et prévoir de futures missions qui détectent directement et caractérisent de tels mondes autour d'étoiles voisines".

     

    http://www.nasa.gov/mission_pages/kepler/main/index.html

    February 26

    Moi j'y Crois

    Il Faut Agir pas juste Parler...