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    March 29

    Webcams en direct d'Iss

    Des webcams en direct d'ISS

    Astronomie et Astrophysique Il sera dorénavant possible d’observer la Terre vue du ciel à partir de la Station Spatiale Internationale grâce à des webcams qui diffuseront des images en direct, et ce, 7 jours sur 7.


    DESCRIPTION DE VOTRE IMAGE
    Terre vue du ciel - Crédit: NASA

    Ce n’est pas tout à fait l’idée originale d’Al Gore qui se concrétise, mais cette annonce lui plaira très certainement. En effet, Al Gore avait évoqué l’idée d’envoyer un satellite en orbite autour de la Terre afin de rediffuser des images en direct de la Terre, des phénomènes atmosphériques qui s’y produisent ainsi que des images de catastrophes naturelles tels que l’explosion de volcans, des feux de forêts ou des cyclones.

    L’intention était de conscientiser les gens de la fragilité de notre belle planète. Socrate disait; « L'homme doit s'élever au-dessus de la Terre - aux limites de l'atmosphère et au-delà - ainsi seulement pourra-t-il comprendre tout à fait le monde dans lequel il vit. »

    Les webcams diffuseront donc des images en direct de la Terre vue de l’extérieur de la station et il sera parfois possible d’observer en direct les astronautes à bord. La Terre sera généralement visible lorsque les astronautes seront en repos; c’est-à-dire entre 6 pm et 6 am à l’heure de Greenwich. Lorsque l’équipage sera éveillé et au travail, des images ainsi que les communications entre le sol et la station seront disponibles.

    Parce que la station complète une orbite toutes les 90 minutes, il sera facile d’observer des levers et couchers de Soleil. Alors que lorsque la station sera plongée dans la noirceur de la nuit, les caméras permettent de déceler les lueurs qu’émettent les villes sur Terre. Lorsqu’il ne sera pas possible de diffuser des images, une carte indiquant la position de la station par rapport au sol sera visible.

    Lien vers la vidéo en streaming.
    March 09

    La mission Kepler commence

     

     

     

    La fusée Delta II emportant le vaisseau spatial chasseur de planètes Kepler s'est envolée à l'heure à 03h49 UTC le 07 Mars 2009 depuis le complexe de lancement 17-B de la station de l'Armée de l'Air de Cape Canaveral en Floride. Le lancement spectaculaire de nuit a suivi un compte à rebours sans heurt exempt de soucis techniques ou du fait de la météo.

     

    Le but de la mission Kepler est de scruter une partie de l'espace pendant au moins trois ans et demi, à  la recherche de planètes rocheuses semblables à la nôtre. Le vaisseau spatial visera un secteur riche en étoiles comme notre Soleil, observant une diminution de la luminosité des étoiles lorsque des planètes se glissent dans l'espace entre.

     

    "Kepler est un composant critique dans les larges efforts de la NASA pour au bout du compte trouver et étudier des planètes où les conditions comme la Terre peuvent être présentes," commente Jon Morse, le directeur de la Division d'Astrophysique au siège de la NASA à Washington. "Le recensement planétaires de Kepler sera très important pour comprendre la fréquence des planètes de taille de la Terre dans notre galaxie et prévoir de futures missions qui détectent directement et caractérisent de tels mondes autour d'étoiles voisines".

     

    http://www.nasa.gov/mission_pages/kepler/main/index.html

    February 09

    La structure d’ISS est peut-être endommagée

     La NASA a annulé la séquence d’accélération de la Station Spatiale Internationale prévue le 4 février dernier. Très lentement, ISS perd de l’altitude et se doit d’allumer ses propulseurs pour quelques minutes à plusieurs reprises durant l’année si elle veut demeurer en orbite. Néanmoins, la dernière séquence du 14 janvier 2009 a possiblement causé des dommages à sa structure.


    Le 14 janvier dernier, le module Zvezda a lancé le propulseur principal de la station pendant 2 minutes 22.4 secondes afin de ramener la station sur son orbite. La station a bel et bien rejoint son orbite, mais le propulseur s’est coupé abruptement au lieu de s'éteindre graduellement, causant d’importantes vibrations et oscillations sur la structure d’ISS.

    Kelly Humphries de la NASA nous confirme dans le quotidien « USA Today » que les vibrations ont fort probablement endommagé la structure de la Station Spatiale Internationale, réduisant ainsi sa durée de vie. « Toutes les fois que la station subit des vibrations, il y a des conséquences sur les panneaux solaires ainsi que sur les connexions entre les différents modules. »

    La séquence prévue pour le 4 février était destinée à remonter la station de 5.36 km; une altitude plus favorable à l’arrivée du vaisseau de ravitaillement Progress M-66. Il décollera de Baïkonour le 9 février et s’arrimera à la station le 13 février. Selon les responsables de la NASA, cet incident ne devrait pas affecter les prochaines missions de Progress et de la navette.

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    Vue d'un module et des panneaux solaires de la Station Spatiale Internationale

    Selon les caméras montées à bord de la station ainsi que les astronautes; peu de temps après l’arrêt abrupt du propulseur, les panneaux solaires ont été aperçus en train d’osciller de manière inquiétante.

    Il semble que l’incident ait été causé par de mauvais paramètres envoyés au module Progress. La station aura besoin d’être remontée en mars prochain afin qu’elle puisse accueillir le vaisseau Soyuz TMA 14 transportant à son bord deux astronautes ainsi qu’un des derniers touristes de la station.
    January 18

    Tourisme spatial, rêve ou réalité?

    Astronomie et Astrophysique

      Personne n’aurait cru il y a un peu plus d’un siècle que plusieurs millions d’humains s’envoleraient, chaque jour, dans les airs. Le même scénario se répète aujourd’hui, rendant l’inaccessible à portée de main. En effet, la compagnie Virgin Galactic vient de réaliser avec succès le premier essai de son véhicule suborbital White Knight Two construit par Scaled Composites.


    Le vol s’est déroulé à la base Mojave Air and Space en Californie le 21 décembre dernier. La durée du vol fut de 59 minutes et l’engin s’est élevé à une altitude de 16 000 pieds (4880 mètres), soit 4000 pieds de plus que ce qui était prévu nous précise avec fierté le président de Virgin Galactic; Will Whitehorn. Vidéo du vol

    Ce rêve n’aurait jamais vu le jour aussi tôt dans l’histoire sans la course qu’a lancée la fondation X-Prize. D’une valeur de 10 millions de dollars, ce prix fut remis à la première organisation non gouvernementale à atteindre l’espace avec un véhicule spatial habité, soit à plus de 100 kilomètres d’altitude.

    Tout comme Lindbergh remporta le prix Orteig de 25 000 $ en 1927 pour son vol transatlantique, SpaceShipOne remporta le X-Prize le 4 octobre 2004, atteignant plus de 100 km d’altitude et battant de ce fait, l’avion-fusée X-15 de l’armée de l’air américaine.

    Un deuxième vol d’essai est prévu en début d’année 2009, mais cette fois, White Knight Two emportera l’engin détachable SpaceShipTwo (version évoluée de SpaceShipOne) qui pourra porter deux pilotes ainsi que six passagers en vol suborbital d’ici trois ans.

    Virgin Galactic s’est vu octroyer par la Federal Aviation Administration (FAA), le 15 décembre dernier, le premier permis d’opération spatiale délivré à une entreprise privée pour son port spatial qui sera en service en 2010. Les premiers touristes spatiaux s’envoleront en 2011 et devront débourser 200 000 $ US.
    December 31

    Perdus dans l'espace

     

    Julie Payette lance un cri d’alarme : si le Canada ne monte pas dès maintenant dans le train de l’exploration de Mars, ses astronautes devront faire du pouce!

    Par Pierre Cayouette Publié dans L'actualité le 1er septembre 2008

    Dix ans après son premier vol à bord de Discovery, l’astronaute québécoise Julie Payette retournera dans l’espace en avril prochain, cette fois à bord d’Endeavour. Elle sera la dernière Canadienne à s’embarquer dans une navette de la NASA à destination de la Station spatiale internationale (ISS). Car une fois la construction de celle-ci achevée, en 2010, les États-Unis abandonneront leur programme de navettes pour se concentrer sur l’observation et la colonisation de l’espace avec leur vaisseau Orion, dont le premier vol est prévu en 2014.

    L’ISS poursuivra cependant ses activités jusqu’en 2016, et d’autres Canadiens s’y rendront, puisque le robot Dextre (le « bras canadien ») sera sollicité. Ils voyageront alors avec d’autres astronautes de pays partenaires de la Station. Mais au-delà de 2016 ? L’Union européenne, la Russie et le Japon se préparent aussi à explorer la Lune et Mars.

    Le Canada doit donc redéfinir son engagement dans l’exploration de l’espace. Les quelque 5 000 personnes, dont un millier de Québécois, qui viennent de répondre à l’appel de candidatures de l’Agence spatiale canadienne auront-elles une chance de participer à cette extraordinaire aventure ? « Les astronautes sont les explorateurs des temps modernes, dit Julie Payette. Il faut leur donner les moyens et le temps de poursuivre leur quête. »

    L’actualité a rencontré l’astronaute, dont les médias saluent le parcours de « plus-que-parfaite ». Mère de famille, polyglotte, musicienne à ses heures, elle parle ici de sa grande passion : l’espace.

    Des scientifiques et des politiciens remettent en question l’utilité de l’ISS. Elle a coûté 100 milliards de dollars et elle n’a permis aucune découverte majeure. Qu’en pensez-vous ?

    — Que veulent-ils ? Qu’on ferme le laboratoire ? Voyons donc ! C’est comme si, dans les années 1900, les directeurs de l’Université McGill avaient dit à Ernest Rutherford : « Ça fait 10 ans que tu es ici et tu n’as rien produit, sauf quelques papiers qui n’intéressent que les spécialistes, alors on ferme ton labo. » L’humanité aurait été privée d’une découverte capitale, la structure de l’atome, qui a ouvert la porte à la physique nucléaire et qui a valu à Rutherford le prix Nobel de chimie, en 1908.
    L’ISS est un laboratoire qui fonctionnera bientôt au maximum de sa capacité, avec les infrastructures et le personnel nécessaires. Tout cela, dans l’environnement le plus hostile qui soit : l’espace. Une fois les choses en place, on pourra se livrer à bien plus d’activités scientifiques. On ne sait pas ce qui peut alors se produire. Fera-t-on une découverte majeure ? Peut-être ! Il se passe plein de choses dans la Station spatiale. On y apprend, entre autres, comment vivre de longues périodes de temps, en groupe, dans l’espace.

    En somme, l’ISS a permis aux scientifiques de tous les pays d’apprendre à travailler ensemble ?

    — À mon avis, c’est le plus grand succès de cette aventure internationale. On a conçu un module aux États-Unis, un autre en Russie. Il y a 20 ans, ces pays se détestaient. Première chose que l’on sait ? En 1998, les deux modules ont été imbriqués dans l’espace, sans problème. Pourtant, les États-Unis utilisent le système de mesure impérial et la Russie, le système métrique, et les ingénieurs des deux pays ne s’étaient jamais vus. La Station, ce sont les Nations unies qui fonctionnent !
    Aujourd’hui, il y a des centres de contrôle de la Station spatiale et des missions dans plusieurs pays, et ça marche ! Et puis, on sait très bien que se rendre sur Mars, comme certains partenaires de l’ISS se préparent à le faire, ne sera pas l’entreprise d’un seul pays ; ce sera celle de l’humanité. Les coûts et les risques sont trop importants pour une seule nation. Nous avons besoin de l’ISS.

    La Station spatiale cessera ses activités en 2016. Le Canada restera-t-il engagé dans l’exploration de l’espace ?

    — Le Canada est à un tournant. Il doit décider dès maintenant s’il veut continuer d’être un acteur de la conquête spatiale. Parce que les États-Unis, le Japon, la Russie, l’Union européenne, eux, savent où ils vont. Ils ont pris une direction très claire et assez fascinante sur le plan de l’exploration : mettre les pieds sur Mars d’ici quelques décennies. Comme le Canada ne construit pas de fusées, il a besoin de partenaires pour continuer de participer à l’aventure spatiale.

    Le Canada avait trouvé son créneau dans la robotique. Il fournissait à l’ISS le bras manipulateur principal, auquel s’est ajoutée la main Dextre. Quelle sera désormais sa place ?

    — La robotique est un créneau intéressant pour le Canada. Mais il faut se rappeler comment cela a commencé, dans les années 1980. Les États-Unis ont dit : « Nous construisons une navette spatiale réutilisable, nous aimerions que vous soyez partenaire. Qu’est-ce que vous pourriez nous fournir ? Par exemple, nous aurons besoin d’un bras robotisé pour sortir du matériel de la soute. » Le Canada a accepté et a mis au point cette super-technologie, parce qu’on lui en avait fait la demande. Ça ne veut pas dire qu’il devrait se confiner à la robotique ou exclure toute participation dans un autre domaine. Nous avons beaucoup d’expertise dans bien des secteurs, comme l’imagerie ou les télécommunications par satellite. Si nous offrons un nouveau défi à nos ingénieurs, ils le relèveront. L’idée est de s’engager, de dire : « Voici la direction dans laquelle nous voulons aller. » Il y a énormément de discussions et d’enthousiasme dans le milieu aérospatial. Et j’espère que nous monterons dans le train de l’exploration. Sinon, d’autres vont le faire, et nous nous retrouverons en arrière.

    Vous disiez, lors d’une récente conférence, que l’exploration spatiale n’en est qu’à ses balbutiements.

    — Je le crois vraiment. Nous avons l’impression de tout savoir. Or, nous ne savons presque rien. Dans 1 000 ans, les gens riront de nos fusées, comme nous rions de la façon dont nos ancêtres se véhiculaient il y a 500 ans. C’est normal. Il est donc nécessaire de bien établir nos politiques et de mettre les choses en route en consacrant les budgets nécessaires. Car si le Canada dit qu’il veut collaborer à la conquête de Mars, mais qu’il ne peut fournir que deux sous sur les 200 millions de dollars à investir, on déclinera son offre. Nous avons les cerveaux, les institutions, le savoir, les compétences. Les pays qui misent le plus sur la recherche et le développement sont les plus prospères. Continuer de consacrer 2 % de notre PIB à la recherche ne nous mènera pas à la faillite. Au contraire. On s’enrichira et on pourra redistribuer la richesse aux moins nantis.

    Il y a longtemps que vous attendiez ce retour dans l’espace. Songez-vous à l’après-carrière ?

    — Pour l’instant, je me concentre sur la mission : mes partenaires et moi sommes soumis à un entraînement très intensif. Je me sens très privilégiée de retourner dans l’espace. J’ai été choisie pour jouer dans la « Ligue nationale », je fais en quelque sorte partie de l’équipe qui se rendra aux finales de la Coupe Stanley. C’est une grande mission qui nous attend : il faudra arrimer les derniers éléments du laboratoire Kibo, de l’Agence japonaise d’exploration spatiale, à l’ISS. Je serai ingénieure de bord en charge de la manipulation du bras robotisé canadien. Je savoure chaque moment de cette aventure. Mais j’aimerais bien un jour séjourner pendant une longue période dans la Station.

    Vous êtes astronaute depuis 1992, et on attend toujours d’autres Julie Payette. Or, la présence des femmes en sciences et en génie semble s’atténuer au Canada, comme aux États-Unis et en Europe.

    — Ça m’inquiète. Les femmes se dirigent majoritairement vers les sciences de la santé et la biologie, alors qu’elles sont moins nombreuses en génie électrique, en génie civil, en sciences pures et en informatique. C’est aberrant, dans la mesure où il y a des emplois à profusion. Une des missions de l’Agence spatiale canadienne est justement de promouvoir les sciences et les mathématiques, surtout auprès des jeunes. De manière plus générale, il faut trouver des moyens d’accroître la culture scientifique parmi la population, car je crains qu’elle soit à la baisse. De nombreuses personnes se demandent encore si la Terre tourne autour du Soleil ou si le Soleil tourne autour de la Terre ! Je suis tout de même optimiste. Si on a réussi à conscientiser les gens à la protection de l’environnement, on pourra sûrement en faire autant avec la science…