pierre's profileLe Pierrot CurieuxPhotosBlogListsMore ![]() | Help |
|
|
March 29 Webcams en direct d'IssDes webcams en direct d'ISS
Terre vue du ciel - Crédit: NASA Ce n’est pas tout à fait l’idée originale d’Al Gore qui se concrétise, mais cette annonce lui plaira très certainement. En effet, Al Gore avait évoqué l’idée d’envoyer un satellite en orbite autour de la Terre afin de rediffuser des images en direct de la Terre, des phénomènes atmosphériques qui s’y produisent ainsi que des images de catastrophes naturelles tels que l’explosion de volcans, des feux de forêts ou des cyclones. L’intention était de conscientiser les gens de la fragilité de notre belle planète. Socrate disait; « L'homme doit s'élever au-dessus de la Terre - aux limites de l'atmosphère et au-delà - ainsi seulement pourra-t-il comprendre tout à fait le monde dans lequel il vit. » Les webcams diffuseront donc des images en direct de la Terre vue de l’extérieur de la station et il sera parfois possible d’observer en direct les astronautes à bord. La Terre sera généralement visible lorsque les astronautes seront en repos; c’est-à-dire entre 6 pm et 6 am à l’heure de Greenwich. Lorsque l’équipage sera éveillé et au travail, des images ainsi que les communications entre le sol et la station seront disponibles. Parce que la station complète une orbite toutes les 90 minutes, il sera facile d’observer des levers et couchers de Soleil. Alors que lorsque la station sera plongée dans la noirceur de la nuit, les caméras permettent de déceler les lueurs qu’émettent les villes sur Terre. Lorsqu’il ne sera pas possible de diffuser des images, une carte indiquant la position de la station par rapport au sol sera visible. Lien vers la vidéo en streaming. March 09 La mission Kepler commenceFebruary 09 La structure d’ISS est peut-être endommagée La NASA a annulé la séquence d’accélération de la Station Spatiale
Internationale prévue le 4 février dernier. Très lentement, ISS perd de
l’altitude et se doit d’allumer ses propulseurs pour quelques minutes à
plusieurs reprises durant l’année si elle veut demeurer en orbite.
Néanmoins, la dernière séquence du 14 janvier 2009 a possiblement causé
des dommages à sa structure. Le 14 janvier dernier, le module Zvezda a lancé le propulseur principal de la station pendant 2 minutes 22.4 secondes afin de ramener la station sur son orbite. La station a bel et bien rejoint son orbite, mais le propulseur s’est coupé abruptement au lieu de s'éteindre graduellement, causant d’importantes vibrations et oscillations sur la structure d’ISS. Kelly Humphries de la NASA nous confirme dans le quotidien « USA Today » que les vibrations ont fort probablement endommagé la structure de la Station Spatiale Internationale, réduisant ainsi sa durée de vie. « Toutes les fois que la station subit des vibrations, il y a des conséquences sur les panneaux solaires ainsi que sur les connexions entre les différents modules. » La séquence prévue pour le 4 février était destinée à remonter la station de 5.36 km; une altitude plus favorable à l’arrivée du vaisseau de ravitaillement Progress M-66. Il décollera de Baïkonour le 9 février et s’arrimera à la station le 13 février. Selon les responsables de la NASA, cet incident ne devrait pas affecter les prochaines missions de Progress et de la navette.
Vue d'un module et des panneaux solaires de la Station Spatiale Internationale Selon les caméras montées à bord de la station ainsi que les astronautes; peu de temps après l’arrêt abrupt du propulseur, les panneaux solaires ont été aperçus en train d’osciller de manière inquiétante. Il semble que l’incident ait été causé par de mauvais paramètres envoyés au module Progress. La station aura besoin d’être remontée en mars prochain afin qu’elle puisse accueillir le vaisseau Soyuz TMA 14 transportant à son bord deux astronautes ainsi qu’un des derniers touristes de la station. January 18 Tourisme spatial, rêve ou réalité? |
|
Julie Payette lance un cri d’alarme : si le Canada ne monte pas dès maintenant dans le train de l’exploration de Mars, ses astronautes devront faire du pouce! Par Pierre Cayouette
Publié dans L'actualité le 1er septembre 2008
Dix ans après son premier vol à bord de Discovery,
l’astronaute québécoise Julie Payette retournera dans l’espace en avril
prochain, cette fois à bord d’Endeavour. Elle sera la dernière
Canadienne à s’embarquer dans une navette de la NASA à destination de
la Station spatiale internationale (ISS). Car une fois la construction
de celle-ci achevée, en 2010, les États-Unis abandonneront leur
programme de navettes pour se concentrer sur l’observation et la
colonisation de l’espace avec leur vaisseau Orion, dont le premier vol
est prévu en 2014.
L’ISS poursuivra cependant ses
activités jusqu’en 2016, et d’autres Canadiens s’y rendront, puisque le
robot Dextre (le « bras canadien ») sera sollicité. Ils voyageront
alors avec d’autres astronautes de pays partenaires de la Station. Mais
au-delà de 2016 ? L’Union européenne, la Russie et le Japon se
préparent aussi à explorer la Lune et Mars.
Le Canada
doit donc redéfinir son engagement dans l’exploration de l’espace. Les
quelque 5 000 personnes, dont un millier de Québécois, qui viennent de
répondre à l’appel de candidatures de l’Agence spatiale canadienne
auront-elles une chance de participer à cette extraordinaire aventure ?
« Les astronautes sont les explorateurs des temps modernes, dit Julie
Payette. Il faut leur donner les moyens et le temps de poursuivre leur
quête. » L’actualité a rencontré l’astronaute, dont les médias saluent le parcours de « plus-que-parfaite ». Mère de famille, polyglotte, musicienne à ses heures, elle parle ici de sa grande passion : l’espace. Des scientifiques et des politiciens remettent en question l’utilité de l’ISS. Elle a coûté 100 milliards de dollars et elle n’a permis aucune découverte majeure. Qu’en pensez-vous ? — Que
veulent-ils ? Qu’on ferme le laboratoire ? Voyons donc ! C’est comme
si, dans les années 1900, les directeurs de l’Université McGill avaient
dit à Ernest Rutherford : « Ça fait 10 ans que tu es ici et tu n’as
rien produit, sauf quelques papiers qui n’intéressent que les
spécialistes, alors on ferme ton labo. » L’humanité aurait été privée
d’une découverte capitale, la structure de l’atome, qui a ouvert la
porte à la physique nucléaire et qui a valu à Rutherford le prix Nobel
de chimie, en 1908. En somme, l’ISS a permis aux scientifiques de tous les pays d’apprendre à travailler ensemble ?
— À mon avis, c’est le plus grand succès de cette aventure
internationale. On a conçu un module aux États-Unis, un autre en
Russie. Il y a 20 ans, ces pays se détestaient. Première chose que l’on
sait ? En 1998, les deux modules ont été imbriqués dans l’espace, sans
problème. Pourtant, les États-Unis utilisent le système de mesure
impérial et la Russie, le système métrique, et les ingénieurs des deux
pays ne s’étaient jamais vus. La Station, ce sont les Nations unies qui
fonctionnent ! La Station spatiale cessera ses activités en 2016. Le Canada restera-t-il engagé dans l’exploration de l’espace ? — Le Canada est à un tournant. Il doit décider dès maintenant s’il veut continuer d’être un acteur de la conquête spatiale. Parce que les États-Unis, le Japon, la Russie, l’Union européenne, eux, savent où ils vont. Ils ont pris une direction très claire et assez fascinante sur le plan de l’exploration : mettre les pieds sur Mars d’ici quelques décennies. Comme le Canada ne construit pas de fusées, il a besoin de partenaires pour continuer de participer à l’aventure spatiale. Le Canada avait trouvé son créneau dans la robotique. Il fournissait à l’ISS le bras manipulateur principal, auquel s’est ajoutée la main Dextre. Quelle sera désormais sa place ? — La robotique est un créneau intéressant pour le Canada. Mais il faut se rappeler comment cela a commencé, dans les années 1980. Les États-Unis ont dit : « Nous construisons une navette spatiale réutilisable, nous aimerions que vous soyez partenaire. Qu’est-ce que vous pourriez nous fournir ? Par exemple, nous aurons besoin d’un bras robotisé pour sortir du matériel de la soute. » Le Canada a accepté et a mis au point cette super-technologie, parce qu’on lui en avait fait la demande. Ça ne veut pas dire qu’il devrait se confiner à la robotique ou exclure toute participation dans un autre domaine. Nous avons beaucoup d’expertise dans bien des secteurs, comme l’imagerie ou les télécommunications par satellite. Si nous offrons un nouveau défi à nos ingénieurs, ils le relèveront. L’idée est de s’engager, de dire : « Voici la direction dans laquelle nous voulons aller. » Il y a énormément de discussions et d’enthousiasme dans le milieu aérospatial. Et j’espère que nous monterons dans le train de l’exploration. Sinon, d’autres vont le faire, et nous nous retrouverons en arrière. Vous disiez, lors d’une récente conférence, que l’exploration spatiale n’en est qu’à ses balbutiements. — Je le crois vraiment. Nous avons l’impression de tout savoir. Or, nous ne savons presque rien. Dans 1 000 ans, les gens riront de nos fusées, comme nous rions de la façon dont nos ancêtres se véhiculaient il y a 500 ans. C’est normal. Il est donc nécessaire de bien établir nos politiques et de mettre les choses en route en consacrant les budgets nécessaires. Car si le Canada dit qu’il veut collaborer à la conquête de Mars, mais qu’il ne peut fournir que deux sous sur les 200 millions de dollars à investir, on déclinera son offre. Nous avons les cerveaux, les institutions, le savoir, les compétences. Les pays qui misent le plus sur la recherche et le développement sont les plus prospères. Continuer de consacrer 2 % de notre PIB à la recherche ne nous mènera pas à la faillite. Au contraire. On s’enrichira et on pourra redistribuer la richesse aux moins nantis. Il y a longtemps que vous attendiez ce retour dans l’espace. Songez-vous à l’après-carrière ? — Pour l’instant, je me concentre sur la mission : mes partenaires et moi sommes soumis à un entraînement très intensif. Je me sens très privilégiée de retourner dans l’espace. J’ai été choisie pour jouer dans la « Ligue nationale », je fais en quelque sorte partie de l’équipe qui se rendra aux finales de la Coupe Stanley. C’est une grande mission qui nous attend : il faudra arrimer les derniers éléments du laboratoire Kibo, de l’Agence japonaise d’exploration spatiale, à l’ISS. Je serai ingénieure de bord en charge de la manipulation du bras robotisé canadien. Je savoure chaque moment de cette aventure. Mais j’aimerais bien un jour séjourner pendant une longue période dans la Station. Vous êtes astronaute depuis 1992, et on attend toujours d’autres Julie Payette. Or, la présence des femmes en sciences et en génie semble s’atténuer au Canada, comme aux États-Unis et en Europe. — Ça
m’inquiète. Les femmes se dirigent majoritairement vers les sciences de
la santé et la biologie, alors qu’elles sont moins nombreuses en génie
électrique, en génie civil, en sciences pures et en informatique. C’est
aberrant, dans la mesure où il y a des emplois à profusion. Une des
missions de l’Agence spatiale canadienne est justement de promouvoir
les sciences et les mathématiques, surtout auprès des jeunes. De
manière plus générale, il faut trouver des moyens d’accroître la
culture scientifique parmi la population, car je crains qu’elle soit à
la baisse. De nombreuses personnes se demandent encore si la Terre
tourne autour du Soleil ou si le Soleil tourne autour de la Terre ! Je
suis tout de même optimiste. Si on a réussi à conscientiser les gens à
la protection de l’environnement, on pourra sûrement en faire autant
avec la science… |
|
|