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12月31日
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Julie
Payette lance un cri d’alarme : si le Canada ne monte pas dès
maintenant dans le train de l’exploration de Mars, ses astronautes
devront faire du pouce!
Par Pierre Cayouette
Publié dans L'actualité le 1er septembre 2008
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Dix ans après son premier vol à bord de Discovery,
l’astronaute québécoise Julie Payette retournera dans l’espace en avril
prochain, cette fois à bord d’Endeavour. Elle sera la dernière
Canadienne à s’embarquer dans une navette de la NASA à destination de
la Station spatiale internationale (ISS). Car une fois la construction
de celle-ci achevée, en 2010, les États-Unis abandonneront leur
programme de navettes pour se concentrer sur l’observation et la
colonisation de l’espace avec leur vaisseau Orion, dont le premier vol
est prévu en 2014.
L’ISS poursuivra cependant ses
activités jusqu’en 2016, et d’autres Canadiens s’y rendront, puisque le
robot Dextre (le « bras canadien ») sera sollicité. Ils voyageront
alors avec d’autres astronautes de pays partenaires de la Station. Mais
au-delà de 2016 ? L’Union européenne, la Russie et le Japon se
préparent aussi à explorer la Lune et Mars.
Le Canada
doit donc redéfinir son engagement dans l’exploration de l’espace. Les
quelque 5 000 personnes, dont un millier de Québécois, qui viennent de
répondre à l’appel de candidatures de l’Agence spatiale canadienne
auront-elles une chance de participer à cette extraordinaire aventure ?
« Les astronautes sont les explorateurs des temps modernes, dit Julie
Payette. Il faut leur donner les moyens et le temps de poursuivre leur
quête. »
L’actualité a rencontré
l’astronaute, dont les médias saluent le parcours de «
plus-que-parfaite ». Mère de famille, polyglotte, musicienne à ses
heures, elle parle ici de sa grande passion : l’espace.
Des
scientifiques et des politiciens remettent en question l’utilité de
l’ISS. Elle a coûté 100 milliards de dollars et elle n’a permis aucune
découverte majeure. Qu’en pensez-vous ?
— Que
veulent-ils ? Qu’on ferme le laboratoire ? Voyons donc ! C’est comme
si, dans les années 1900, les directeurs de l’Université McGill avaient
dit à Ernest Rutherford : « Ça fait 10 ans que tu es ici et tu n’as
rien produit, sauf quelques papiers qui n’intéressent que les
spécialistes, alors on ferme ton labo. » L’humanité aurait été privée
d’une découverte capitale, la structure de l’atome, qui a ouvert la
porte à la physique nucléaire et qui a valu à Rutherford le prix Nobel
de chimie, en 1908. L’ISS est un laboratoire qui fonctionnera
bientôt au maximum de sa capacité, avec les infrastructures et le
personnel nécessaires. Tout cela, dans l’environnement le plus hostile
qui soit : l’espace. Une fois les choses en place, on pourra se livrer
à bien plus d’activités scientifiques. On ne sait pas ce qui peut alors
se produire. Fera-t-on une découverte majeure ? Peut-être ! Il se passe
plein de choses dans la Station spatiale. On y apprend, entre autres,
comment vivre de longues périodes de temps, en groupe, dans l’espace.
En somme, l’ISS a permis aux scientifiques de tous les pays d’apprendre à travailler ensemble ?
— À mon avis, c’est le plus grand succès de cette aventure
internationale. On a conçu un module aux États-Unis, un autre en
Russie. Il y a 20 ans, ces pays se détestaient. Première chose que l’on
sait ? En 1998, les deux modules ont été imbriqués dans l’espace, sans
problème. Pourtant, les États-Unis utilisent le système de mesure
impérial et la Russie, le système métrique, et les ingénieurs des deux
pays ne s’étaient jamais vus. La Station, ce sont les Nations unies qui
fonctionnent ! Aujourd’hui, il y a des centres de contrôle de la
Station spatiale et des missions dans plusieurs pays, et ça marche ! Et
puis, on sait très bien que se rendre sur Mars, comme certains
partenaires de l’ISS se préparent à le faire, ne sera pas l’entreprise
d’un seul pays ; ce sera celle de l’humanité. Les coûts et les risques
sont trop importants pour une seule nation. Nous avons besoin de l’ISS.
La Station spatiale cessera ses activités en 2016. Le Canada restera-t-il engagé dans l’exploration de l’espace ?
— Le Canada est à un tournant. Il doit décider dès maintenant s’il veut
continuer d’être un acteur de la conquête spatiale. Parce que les
États-Unis, le Japon, la Russie, l’Union européenne, eux, savent où ils
vont. Ils ont pris une direction très claire et assez fascinante sur le
plan de l’exploration : mettre les pieds sur Mars d’ici quelques
décennies. Comme le Canada ne construit pas de fusées, il a besoin de
partenaires pour continuer de participer à l’aventure spatiale.
Le
Canada avait trouvé son créneau dans la robotique. Il fournissait à
l’ISS le bras manipulateur principal, auquel s’est ajoutée la main
Dextre. Quelle sera désormais sa place ?
— La
robotique est un créneau intéressant pour le Canada. Mais il faut se
rappeler comment cela a commencé, dans les années 1980. Les États-Unis
ont dit : « Nous construisons une navette spatiale réutilisable, nous
aimerions que vous soyez partenaire. Qu’est-ce que vous pourriez nous
fournir ? Par exemple, nous aurons besoin d’un bras robotisé pour
sortir du matériel de la soute. » Le Canada a accepté et a mis au point
cette super-technologie, parce qu’on lui en avait fait la demande. Ça
ne veut pas dire qu’il devrait se confiner à la robotique ou exclure
toute participation dans un autre domaine. Nous avons beaucoup
d’expertise dans bien des secteurs, comme l’imagerie ou les
télécommunications par satellite. Si nous offrons un nouveau défi à nos
ingénieurs, ils le relèveront. L’idée est de s’engager, de dire : «
Voici la direction dans laquelle nous voulons aller. » Il y a
énormément de discussions et d’enthousiasme dans le milieu aérospatial.
Et j’espère que nous monterons dans le train de l’exploration. Sinon,
d’autres vont le faire, et nous nous retrouverons en arrière.
Vous disiez, lors d’une récente conférence, que l’exploration spatiale n’en est qu’à ses balbutiements.
— Je le crois vraiment. Nous avons l’impression de tout savoir. Or,
nous ne savons presque rien. Dans 1 000 ans, les gens riront de nos
fusées, comme nous rions de la façon dont nos ancêtres se véhiculaient
il y a 500 ans. C’est normal. Il est donc nécessaire de bien établir
nos politiques et de mettre les choses en route en consacrant les
budgets nécessaires. Car si le Canada dit qu’il veut collaborer à la
conquête de Mars, mais qu’il ne peut fournir que deux sous sur les 200
millions de dollars à investir, on déclinera son offre. Nous avons les
cerveaux, les institutions, le savoir, les compétences. Les pays qui
misent le plus sur la recherche et le développement sont les plus
prospères. Continuer de consacrer 2 % de notre PIB à la recherche ne
nous mènera pas à la faillite. Au contraire. On s’enrichira et on
pourra redistribuer la richesse aux moins nantis.
Il y a longtemps que vous attendiez ce retour dans l’espace. Songez-vous à l’après-carrière ?
— Pour l’instant, je me concentre sur la mission : mes partenaires et
moi sommes soumis à un entraînement très intensif. Je me sens très
privilégiée de retourner dans l’espace. J’ai été choisie pour jouer
dans la « Ligue nationale », je fais en quelque sorte partie de
l’équipe qui se rendra aux finales de la Coupe Stanley. C’est une
grande mission qui nous attend : il faudra arrimer les derniers
éléments du laboratoire Kibo, de l’Agence japonaise d’exploration
spatiale, à l’ISS. Je serai ingénieure de bord en charge de la
manipulation du bras robotisé canadien. Je savoure chaque moment de
cette aventure. Mais j’aimerais bien un jour séjourner pendant une
longue période dans la Station.
Vous êtes
astronaute depuis 1992, et on attend toujours d’autres Julie Payette.
Or, la présence des femmes en sciences et en génie semble s’atténuer au
Canada, comme aux États-Unis et en Europe.
— Ça
m’inquiète. Les femmes se dirigent majoritairement vers les sciences de
la santé et la biologie, alors qu’elles sont moins nombreuses en génie
électrique, en génie civil, en sciences pures et en informatique. C’est
aberrant, dans la mesure où il y a des emplois à profusion. Une des
missions de l’Agence spatiale canadienne est justement de promouvoir
les sciences et les mathématiques, surtout auprès des jeunes. De
manière plus générale, il faut trouver des moyens d’accroître la
culture scientifique parmi la population, car je crains qu’elle soit à
la baisse. De nombreuses personnes se demandent encore si la Terre
tourne autour du Soleil ou si le Soleil tourne autour de la Terre ! Je
suis tout de même optimiste. Si on a réussi à conscientiser les gens à
la protection de l’environnement, on pourra sûrement en faire autant
avec la science…
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12月28日 L'Institute for Creative Technologies de l' Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche),...) de Caroline du Sud (Sud est un nom :) a dévoilé lors de l'Army Science (La science (du latin scientia, connaissance) relève Historiquement de l'activité philosophique, et fut pendant...) Conference d'Orlando au début du mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps arbitraire.) un système de vidéoconférence 3D qui n'était pas sans rappeler le message (La théorie de l'information fut mise au point pour déterminer mathématiquement le taux d’information transmis...) de la Princesse Leia diffusé par R2D2 pour réclamer l'aide d'Obi-Wan Kenobi.
Présentation du dispositif. Cliquez sur l'image pour voir la vidéo (La vidéo regroupe l'ensemble des techniques, technologie, permettant l'enregistrement ainsi que la restitution d'images...).
Les concepteurs du projet (Un projet est - dans un contexte professionnel - une aventure temporaire entreprise dans le but de créer un produit ou...) estiment que la vidéoconférence 3D pourra un jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux...)
offrir une expérience aussi vraie que nature grâce à des images
complètes et un contact visuel réaliste entre les participants situés
dans des lieux différents. Le prototype présente une image en noir et
blanc semblant flotter à l'intérieur d'une boîte en verre (Dans le langage courant, le mot verre sert à désigner un matériau dur, fragile (cassant) et transparent.)
et offrant une impression de profondeur en tournant autour de la boîte.
L'image est produite en direct par des caméras filmant le visage d'un
homme éclairé sous lumière (La lumière désigne les ondes électromagnétiques visibles par l'œil humain, c'est-à-dire comprises dans des...) stroboscopique et par un système informatique (L'informatique désigne l'automatisation du traitement de l'information par un système, concret (machine) ou abstrait....) produisant un modèle 3D de son visage. Ce modèle informatique de modélisation de visage a notamment été (L'été est l'une des quatre saisons des zones tempérées, traditionnellement perçue comme la plus chaude.) utilisé par l'industrie cinématographique pour des films comme Spiderman pour peindre les expressions d'un acteur (Un acteur est un artiste qui incarne un personnage dans un film, dans une pièce de théâtre, à la télévision, à la...)
sur le visage d'un personnage animé numériquement. Si dans de telles
applications la modélisation est en couleur et plus précise elle n'est
cependant pas réalisée en temps (Le temps est un concept développé pour représenter la variation du monde : l'Univers n'est jamais figé, les...) réel.
Plutôt que d'utiliser l' holographie (L'holographie du visible est un procédé de photographie en trois dimensions utilisant les propriétés de la lumière...),
le système de vidéoconférence présenté emploie des techniques
numériques permettant de s'affranchir du port de lunettes spéciales
pour visualiser l'image en trois dimensions. Les images sont diffusées
grâce à un vidéoprojecteur capable d'émettre 4320 trames par seconde (
Seconde est le féminin de l'adjectif second, qui vient immédiatement après le premier ou qui s'ajoute à...)
et sont projetées sur un dispositif tournant constitué de deux faces en
aluminium brossé. En projetant une image différente pour chaque angle (En géométrie, la notion générale d'angle se décline en plusieurs concepts apparentés.) de rotation, la vidéo est convertie en flux (Le mot flux (du latin fluxus, écoulement) désigne en général un ensemble d'éléments (informations / données, énergie,...) de 30 images par secondes pour chaque angle de vue.
Le système n'est pas encore capable de projeter ses images dans l'air comme le projecteur (Le mot projecteur peut désigner les instruments d'optique suivants :) du fidèle R2D2 mais il démontre le potentiel des technologies employées.
2009 a été (L'été est l'une des quatre saisons des zones tempérées, traditionnellement perçue comme la plus chaude.) déclarée " Année (Une année est une unité de temps exprimant la durée entre deux occurrences d'un évènement lié à la révolution de la...) mondiale de l' astronomie (Avec plus de 6 000 ans d'Histoire, l'astronomie est probablement la plus ancienne des sciences naturelles, ses origines...)" par les Nations Unies et l'UNESCO. L'occasion pour les astronomes professionnels et amateurs du monde (Le mot monde peut désigner :) entier de partager leur passion avec les jeunes et le grand public.
De l'astronomie pour tous En 1609, Galilée (Galilée ou Galileo Galilei (né à Pise le 15 février 1564 et mort à Arcetri près de Florence, le 8 janvier 1642) est un...) (1564-1642) fut le premier à observer le ciel (Le ciel est l'atmosphère de la Terre telle qu'elle est vue par les êtres humains depuis le sol de la planète.) à travers une lunette astronomique (Une lunette astronomique est un instrument optique qui permet d'augmenter la taille apparente et la luminosité des...) et à voir l' Univers (On nomme univers l'ensemble de tout ce qui existe, comprenant la totalité des êtres et des choses (celle-ci comprenant...) sous un nouveau jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux...). Grâce à son instrument rudimentaire, il découvrit que la Lune (On appelle lune tout satellite naturel d'une planète, mais la Lune, avec un L majuscule, désigne le seul satellite...) était recouverte de montagnes semblables à celles de la Terre (La Terre, foyer de l'humanité, est surnommée la planète bleue. C'est la troisième planète du système solaire en partant...), que Vénus tournait autour du Soleil ((pourcentage en masse)) ou encore que Jupiter possédait des satellites (Satellite peut faire référence à :).
400 ans après ces découvertes, 2009 est déclarée "Année mondiale de
l'astronomie" ou AMA09 pour les initiés (IYA09 en anglais, pour International Year of Astronomy), à l'initiative de l' Union Astronomique Internationale (L’union astronomique internationale (UAI) est une association internationale non gouvernementale avec pour...).
"Plus de 130 pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de...)
sont impliqués dans cet évènement, s'enthousiasme Anny Chantal
Levasseur-Regourd, présidente du comité de pilotage français d'AMA09.
Des pays qui ont longue tradition en matière (La matière est la substance qui compose tout corps ayant une réalité tangible. Ses trois états les plus communs sont...) d'astronomie mais également des pays, comme le Cap Vert (Le vert est une couleur complémentaire correspondant à la lumière qui a une longueur d'onde comprise entre 490 et 570...) et le Mali, qui n'ont pas de communautés d'astronomes."
L'évènement est dédié aux jeunes mais également à tous ceux qui n'ont
jamais eu l'occasion de s'allonger sur une pelouse pour observer les
étoiles. "On a envie que l'astronomie soit accessible à tous et
notamment aux malvoyants, aux malentendants, aux personnes
hospitalisées..., souligne Anny Chantal Levasseur-Regourd. Certaines
conférences seront interprétées en langue des signes par exemple." 100 h d'observation (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les modifier, à l’aide...), 100 conférencesParmi les projets emblématiques de cette année 2009, on peut citer les "100 heures (L'heure est une unité de mesure :)
d'astronomie." L'idée? Qu'un maximum de personnes à travers le monde
puisse observer le ciel au même moment. "Cette séance d'astronomie aura
lieu du 2 au 5 avril, la nuit mais aussi le jour pour admirer le Soleil
et ses taches, précise Anny Chantal Levasseur-Regourd. Le CNES
participera à l'évènement à la Cité de l'Espace, à Toulouse."
Autre projet (Un projet est - dans un contexte professionnel - une aventure temporaire entreprise dans le but de créer un produit ou...)
phare au niveau de la France: les "100 grandes conférences." Très
variées, elles iront de "L'histoire de l'Univers" racontée par Hubert
Reeves aux "Dernières nouvelles de Mars" rapportées par Francis Rocard (Francis Rocard, né le 23 mai 1957 à Paris, est un astrophysicien français, responsable depuis, 1989, du programme...), en passant par "Les grands projets de l'astronomie spatiale" présentés par Fabienne Casoli.
De nombreuses expositions seront également au programme, par exemple " Voyage (Un voyage est un déplacement effectué vers un point plus ou moins éloigné dans un but personnel (tourisme) ou...) au centre de la galaxie" au Palais de la Découverte. Cette exposition propose un périple depuis la Terre jusqu'au trou noir (En astrophysique, un trou noir est un objet massif dont le champ gravitationnel est si intense qu’il empêche...).
Elle donne aussi à voir des instruments comme ceux de la mission CoRoT
qui sont à l'origine de certaines des images exposées ; 400 ans après
Galilée, ce sont toujours les progrès des instruments de l'astronomie
qui nous permettent de mieux comprendre notre Univers.
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